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De nouveaux appels d'offres pour les colonies israéliennes en Cisjordanie

30/01/2015 05:18 EST | Actualisé 01/04/2015 05:12 EDT

JÉRUSALEM - Un organisme de surveillance des colonies israéliennes a révélé vendredi que le gouvernement avait lancé des centaines d'appels d'offres pour établir des unités d'habitation en Cisjordanie.

Alors que les Israéliens se préparent à se rendre aux urnes dans quelques semaines, l'organisme Peace Now a indiqué que 450 appels d'offres avaient été lancés récemment.

Un représentant de l'organisme, Hagit Ofran, estime que le gouvernement a agi ainsi pour marquer des points à la veille des élections.

Un porte-parole de l'administration du premier ministre Benyamin Nétanyahou a toutefois expliqué qu'il s'agissait d'anciens appels d'offres qui n'avaient pas été remplis, il y a plus d'un an. L'homme, qui a requis l'anonymat, a assuré que le gouvernement n'avait pas permis de nouvelles constructions dans la région.

Les élections israéliennes, prévues le 17 mars, sont perçues comme un vote de confiance envers le premier ministre Nétanyahou, qui a impliqué son pays dans un conflit de 50 jours dans la bande de Gaza, l'été dernier.

L'Autorité palestinienne a déploré qu'Israël construise possiblement de nouveaux logements pour ses colonies.

«Le gouvernement israélien montre une fois de plus ses intentions réelles, soit de créer un "Grand Israël" aux dépens du processus de paix», a déploré la porte-parole Hanan Ashrawi.

Le porte-parole de la Maison-Blanche, Josh Earnest, a regretté qu'Israël prenne cette décision qui, selon lui, mine les espoirs d'un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens.

Israël a pris le contrôle de la Cisjordanie en 1967, au terme de la guerre des Six Jours. Les Palestiniens considèrent toutefois que ce territoire leur appartient et le revendiquent pour leur futur État, avec la bande de Gaza et Jérusalem-Est.

La communauté internationale juge que l'établissement de colonies sur ces terres est illégal.

Certains Israéliens accepteraient de se retirer de ces régions, mais d'autres refusent pour des raisons religieuses et historiques — certaines zones leur auraient été promises, selon certains passages bibliques.

D'autres s'inquiètent qu'un retrait israélien puisse entraîner les mêmes conséquences que dans la bande de Gaza, où le Hamas, un groupe radical, a pris le contrôle du territoire peu après le départ des Israéliens, en 2005.

Les pourparlers de paix entre Israël et l'Autorité palestinienne, dans lesquels les États-Unis servaient d'intermédiaires, ont achoppé l'année dernière, en partie sur le sujet des colonies.

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