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Combats en Ukraine: au moins 12 personnes tuées à Donestsk

30/01/2015 07:57 EST | Actualisé 01/04/2015 05:12 EDT

DONETSK, Ukraine - Au moins 12 civils sont morts, vendredi, lorsque des tirs d'artillerie ont retenti à Donestsk, dans l'est de l'Ukraine, alors que les rebelles prorusses et les troupes gouvernementales ont refusé une fois de plus de tenir des pourparlers de paix.

Cinq personnes ont perdu la vie à l'extérieur d'un centre communautaire, où elles attendaient de recevoir de l'aide humanitaire. Dans le même quartier, deux autres personnes ont été tuées par un obus de mortier qui a atterri près d'un arrêt d'autobus.

Des tirs d'artillerie dans l'ouest de la ville ont aussi causé la mort de cinq autres personnes vendredi.

Les violences entre les soldats ukrainiens et les insurgés rebelles ont repris de plus belle au début du mois de janvier après une période de relative stabilité.

La ville de Debaltseve, qui fait le lien entre Donetsk et Louhansk, est devenue le centre des combats. Les affrontements entre les séparatistes et les troupes gouvernementales ont été particulièrement difficiles pour ses habitants, qui n'ont pas pu se réfugier ailleurs. Depuis une semaine, les résidants de Debaltseve n'ont plus d'électricité, plus d'eau courante et plus de gaz pour alimenter leurs électroménagers.

L'Organisation des Nations unies (ONU) s'est dite inquiète de la détérioration de la situation dans la ville.

«Les bombardements envers les civils enfreignent le droit humanitaire international. Ils doivent cesser immédiatement», a déclaré Neal Walker, coordonnateur de l'ONU en Ukraine, dans un communiqué.

Par ailleurs, l'OTAN a annoncé vendredi que de petits contingents de soldats seraient déployés dans six pays d'Europe de l'Est, en réponse aux actions menées en Ukraine par la Russie.

Le secrétaire général de l'Alliance, Jens Stoltenberg, a précisé vendredi que ces petites unités armées seraient implantées en Lettonie, en Estonie, en Lituanie, en Bulgarie, en Pologne et en Roumanie. Ces deux derniers pays partagent des frontières avec l'Ukraine.

Les ministres de la Défense des 28 pays membres de l'OTAN, dont le Canada fait partie, discuteront de la pertinence de renforcer ce déploiement lorsqu'ils se réuniront le 5 février.

M. Stoltenberg a précisé que les pays qui contribueront au déploiement de troupes dans les six pays seraient identifiés la semaine prochaine.

Déjà, les Pays-Bas, l'Allemagne et la Norvège ont fait part de leur volonté de participer à ce déploiement, qui n'impliquera que quelques dizaines de militaires dans chacun des pays. Ces soldats seront responsables de l'organisation et de la planification de manoeuvres militaires, et ils fourniront un encadrement de commandement et de contrôle à d'éventuels renforts.

«Leur rôle sera important, puisqu'ils serviront de lien entre les forces nationales et les forces de l'OTAN», a souligné M. Stoltenberg.

Les forces de l'OTAN ont participé à quelque 200 manoeuvres en 2014 et M. Stoltenberg a promis de maintenir ce rythme, au fur et à mesure que l'alliance s'adapte à la présence de plus en plus importante d'avions militaires russes dans le ciel de l'Europe.

M. Stoltenberg a prévenu que Moscou a continué à renforcer ses forces armées pendant que les alliés européens de l'OTAN sabraient dans leurs budgets l'an dernier. L'alliance cherche à dépenser plus efficacement et à mettre ses ressources en commun mais même cette stratégie, a-t-il dit, a ses limites.

«On ne peut pas continuellement tirer plus de moins. C'est la raison pour laquelle devons mettre fin aux coupes et augmenter nos dépenses militaires au fur et à mesure que nos économies croissent. Malgré la crise économique, malgré ses problèmes financiers, la Russie accorde maintenant la priorité à ses dépenses militaires», a-t-il expliqué.

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