NOUVELLES

Cinq présumés djihadistes français comparaissent devant un juge

30/01/2015 06:23 EST | Actualisé 01/04/2015 05:12 EDT

PARIS - Cinq suspects qui pourraient avoir recruté des jeunes combattants djihadistes dans le sud de la France pour les envoyer en Syrie et en Irak ont comparu devant un juge français, vendredi.

Au cours des trois derniers jours, la police française a interrogé les cinq hommes, qui pourraient avoir été impliqués dans le réseau de recrutement de la ville de Lunel. Aucune accusation n'a été portée pour l'instant.

Les autorités croient qu'au moins six résidents de la ville française ont péri dans les combats au Moyen-Orient au cours des derniers mois.

Mardi matin, la police française avait mené une opération à Lunel et dans deux villes voisines, qui avait permis l'arrestation des suspects, âgés de 26 à 44 ans, selon des sources policières citées par «Le Monde».

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, s'est réjoui du démantèlement d'une «filière dangereuse et organisée».

En entrevue avec le réseau de télévision BFMTV, le député Patrick Vignel, qui représente une circonscription du département de L'Hérault, dont Lunel fait partie, a reconnu que les policiers avaient «cogné fort», tout en affirmant qu'il s'agissait d'une opération nécessaire. Il a d'ailleurs confirmé que depuis le mois d'octobre, une vingtaine de jeunes de la localité avaient quitté le pays pour se battre en Syrie et en Irak.

Les autorités n'ont pas précisé si les cinq hommes pourraient avoir un lien avec les auteurs de l'attaque contre le journal satirique «Charlie Hebdo», plus tôt ce mois-ci.

La France estime que 3000 de ses ressortissants sont liés à des groupes extrémistes, tels que le groupe armé État islamique et le Front al-Nosra, une branche d'Al-Qaïda.

PLUS:pc