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Un homme armé arrêté dans les bureaux du diffuseur public des Pays-Bas

29/01/2015 04:29 EST | Actualisé 31/03/2015 05:12 EDT

LA HAYE, Pays-Bas - Un homme de 19 ans armé d'un faux fusil est entré de force, jeudi, dans les studios du diffuseur public néerlandais NOS en réclamant du temps d'antenne, avant d'être arrêté.

Personne n'a été blessé, mais NOS a été hors d'ondes pendant environ une heure jeudi soir. Son intrusion a interrompu le bulletin de nouvelles de 20 h. Quelques semaines seulement après les attentats meurtriers à la rédaction de Charlie Hebdo en France, le pays était sur les dents.

Lorsque NOS est revenu en ondes, il a montré des images vidéo d'un homme portant un costume noir, une chemise blanche, une cravate noire et armé d'un fusil. Les bureaux de NOS sont situés à environ 20 kilomètres d'Amsterdam.

Parlant à un homme qui n'apparaissait pas à l'écran, l'intrus a déclaré: «Nous sommes engagés par des agences de renseignement». Peu après, la police est arrivée et l'homme a lâché son arme. Quatre ou cinq policiers lui ont ordonné de se coucher par terre. Il a obtempéré et s'est fait arrêter sur-le-champ.

La police a rapidement encerclé l'édifice et évacué le personnel, selon des médias néerlandais. Aucun coup de feu n'a été rapporté.

Par la suite, la police a indiqué que le fusil était un faux et que l'homme n'avait pas de dossier criminel. Une enquête tentera de déterminer ses motivations.

Selon un journaliste de NOS, Martijn Bink, qui lui a parlé après son arrestation, il disait faire partie d'un groupe de pirates informatiques.

Dans un communiqué, la police a affirmé que l'homme avait demandé du temps d'antenne et menacé que des bombes exploseraient à plusieurs endroits dans les Pays-Bas si on lui refusait. Des unités spéciales de la police ont évacué et fouillé le bâtiment. Les employés ont pu regagner l'immeuble un peu plus tard en soirée. Rien de suspect n'a été trouvé.

Selon le procureur Johan Bach, l'homme, qui n'a pas été identifié, vient de Pijnacker, une petite ville près de La Haye. Il demeure détenu pour des soupçons de menaces, de possession d'arme et de prise d'otage.

Les responsables enquêtent sur le passé de l'homme et sur la gravité du danger que sa menace a pu poser.

Le directeur de NOS, Jan de Jong, a déclaré qu'il ne savait pas comment l'homme avait réussi à contourner les mesures de sécurité de l'édifice et y pénétrer. La sécurité a été renforcée suivant l'attaque contre Charlie Hebdo.

Aucun indice ne permettait de conclure à un acte terroriste dans l'immédiat.

M. de Jog rencontrera le personnel vendredi et reverra la sécurité déjà renforcée des bureaux.

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