POLITIQUE

Soldats canadiens en Irak : le chef d'état-major fait le point sur la mission (VIDÉO)

29/01/2015 02:06 EST | Actualisé 29/01/2015 07:14 EST

Des militaires canadiens déployés en Irak pour prêter main-forte aux peshmergas kurdes sont désormais en mesure d'aider ces derniers à mettre de la « pression » sur le groupe armé État islamique, affirme le chef d'état-major de la Défense nationale.

Tom Lawson a fait cette déclaration jeudi matin dans le cadre d'une session conjointe des comités des Affaires étrangères et de la Défense nationale de la Chambre des communes, consacrée à la mission des Forces canadiennes en Irak.

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Le chef d'état-major a affirmé aux députés présents que les tirs qu'ont essuyés les militaires canadiens à trois reprises au cours des dernières semaines s'expliquent par les progrès qui ont été effectués depuis le début de la mission, il y a trois mois.

« Ce que je crois que nous voyons, c'est une évolution dans la mission qui fait que nos forces spéciales et leurs partenaires irakiens, les peshmergas, deviennent de plus en plus efficaces. »

« Cette évolution est due au fait qu'ils en ont fini avec les techniques de base et la formation », a-t-il ajouté. Conséquemment, « on peut maintenant aller sur le terrain dans le but d'exercer une pression sur l'État islamique. »

Le chef d'état-major de la Défense nationale a d'ailleurs indiqué qu'il a lui-même autorisé les forces spéciales à accompagner leurs partenaires irakiens sur le terrain et à identifier des cibles. Selon lui, ils passent néanmoins 80 % de leur temps loin de la ligne de front.

Il réitère en outre que les militaires canadiens ne cherchent pas la confrontation avec l'ennemi, et qu'ils ne répliquent que dans un contexte de légitime défense. Selon lui, il ne s'agit donc pas d'une mission de combat. Le fait qu'ils n'ont été ciblés qu'à trois reprises, dit-il, montre que le risque auquel ils s'exposent est « faible ».

Le fait que des soldats canadiens ont été pris pour cibles par des combattants de l'État islamique a soulevé l'ire des partis d'opposition, qui disent avoir été trompés par le premier ministre Harper quant à la nature de la mission.

Le ministre des Affaires étrangères, John Baird, et son collègue à la Défense, Rob Nicholson, sont aussi présents pour la séance. Ils n'ont cependant rien dit sur l'avenir de la mission, qui doit être renouvelée après une période de six mois, en avril.

M. Baird a souligné que la campagne de la coalition internationale contre le groupe armé État islamique était « un des enjeux cruciaux de notre époque », tandis que M. Nicholson a expliqué les avancées des coalisés sur le terrain, carte à l'appui.

Selon les chiffres officiels, les aéronefs canadiens déployés en Irak ont fait 200 sorties jusqu'ici, dont 25 missions de bombardement. Les ministres affirment que cela a permis de stopper la progression des combattants de l'État islamique.

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