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Le coton ouaté et les grimaces de Belichick masquent son véritable impact

29/01/2015 02:16 EST | Actualisé 31/03/2015 05:12 EDT

PHOENIX, États-Unis - On l'a surnommé 'le Savant fou', et il a été mis à l'amende pour avoir espionné un adversaire. On se demande maintenant s'il a joué un rôle dans la saga des ballons dégonflés.

Toutes les photos de Bill Belichick le montrent vêtu d'un coton ouaté — et affichant une grimace. Tous ses points de presse sont marqués par des réponses laconiques ou des refus pures et simples.

Tout ça fait ombrage à l'impact et à la longévité du grand manitou des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, l'entraîneur-chef qui a connu le plus de succès dans l'histoire des séries éliminatoires de la NFL.

Belichick est sur le point de mener son équipe vers un sixième Super Bowl en 14 ans. Personne, ni Chuck Noll, Tom Landry, Marv Levy ou Bill Walsh — tous des membres du Temple de la renommée — n'y est parvenu. Depuis que Belichick a été embauché par les Patriots en 2000, après cinq saisons difficiles aux commandes des Browns de Cleveland, il y a eu 119 changements d'entraîneurs dans la NFL. Dans la section Est de l'Association américaine uniquement, les Patriots ont gagné 12 fois le titre en 14 occasions et 17 congédiements sont survenus, selon STATS.

Belichick est à ce point dominant.

«Je crois que 'Coach' a toujours agi de la même manière avec notre équipe, a commenté Tom Brady. On ne se laisse pas affecter par les hauts et les bas qui surviennent dans une saison. Que ce soit une victoire ou une défaite, tu tentes seulement de progresser et de t'améliorer, et tu dois être au sommet de ton art vers la fin de la saison.

«C'est difficile d'obtenir un poste dans notre équipe. 'Coach' Belichick met beaucoup de pression sur les gars au camp d'entraînement. Si tu parviens à obtenir un poste, alors tu sais que tu as la confiance des entraîneurs car ils veulent gagner. Tout le monde a du talent. Tout le monde a des aptitudes particulières. Peu importe qui se retrouve sur le terrain, tu sais qu'il a ce qu'il faut pour y être et obtenir des résultats.»

En dépit des controverses et des nombreuses critiques qu'ont essuyées les Patriots depuis son embauche, la philosophie de Belichick est demeurée la même. Oui, il est souvent maussade, mais c'est parce qu'il préfèrerait être en train de diriger ses hommes, de leur apprendre des choses et même d'analyser des séquences vidéos.

Mais selon Vince Wilfork, l'autre joueur qui compte le plus d'ancienneté chez les Patriots à part Brady, Belichick a changé quelque peu. Sans le vouloir.

«Ouais, j'ai observé une différence entre le Bill d'il y a 11 ans et le Bill d'aujourd'hui, et je lui ai dit qu'il se ramollissait, a dit à la blague le plaqueur. Mais nous vivons dans une autre époque, les équipes de football ne sont plus conçues de la même façon, les gars au sein de l'équipe sont plus jeunes. Ce n'est plus une équipe de vétérans comme à l'époque. Quand je suis arrivé dans cette ligue, il disposait d'une équipe de vétérans qui n'avaient pas besoin d'être motivés pour performer.

«Il est plus compréhensif aujourd'hui. Je crois que lorsqu'on s'habitue à disposer d'un certain type de joueurs et que ça change, alors ça devient plus difficile de s'adapter. Et je crois que Bill a fait du bon boulot à ce niveau-là depuis que je suis arrivé dans cette ligue parce que nous avons beaucoup changé.»

Et ce, même s'il est réticent à le montrer publiquement.

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