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Lawson maintient que les Canadiens ne participent pas à des opérations de combat

29/01/2015 01:16 EST | Actualisé 31/03/2015 05:12 EDT

OTTAWA - Le chef d'état-major de la défense ne s'attendait pas à ce que les Forces d'opérations spéciales du Canada orchestrent les frappes aériennes au nom des combattants kurdes lorsqu'il a expliqué publiquement le cadre de la mission, l'automne dernier.

Le général Tom Lawson comparaissait jeudi devant le comité de la défense des Communes, qui se demande si certaines activités des soldats d'élite canadiens en Irak peuvent être considérées comme des activités «de combat».

Dans une entrevue à la télévision, l'automne dernier, M. Lawson avait été catégorique: les soldats canadiens déployés en Irak pour former les combattants kurdes n'accompagneront pas les peshmergas au front, et ne participeront pas au choix des objectifs des frappes aériennes de la coalition menée par les États-Unis.

Or, l'armée elle-même a indiqué récemment que des militaires canadiens avaient joué ces rôles à au moins 13 reprises. Le général Lawson a été forcé d'admettre, il y a une semaine, que la situation au sol en Irak avait «évolué» depuis le début de la mission canadienne.

Il a précisé jeudi que les membres des Forces spéciales ne participent pas activement aux combats, mais qu'ils assistent les Irakiens dans leurs missions et n'utilisent leurs armes que pour se défendre.

Les mises au point du général Lawson n'ont toutefois pas convaincu les députés néo-démocrates et libéraux qui font partie du comité parlementaire.

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