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Le vérificateur blâme Halifax pour les coûts et délais de réfection du Bluenose

28/01/2015 12:08 EST | Actualisé 30/03/2015 05:12 EDT

HALIFAX - Le vérificateur général de Nouvelle-Écosse affirme que les délais et les dépassements de coûts dans la restauration du célèbre voilier Bluenose II sont imputables à la décision du gouvernement provincial de confier le projet à un ministère qui n'avait pas l'expertise requise pour gérer un tel projet.

Dans son rapport publié mercredi, Michael Pickup affirme que la supervision du ministère du patrimoine a été minée par une planification déficiente et une mauvaise gestion.

La restauration du voilier était estimée à 14,4 millions $ lorsqu'elle a été annoncée en 2009. Le vérificateur évalue maintenant ce coût à 20 millions $, avec un autre quatre ou cinq millions $ additionnels en litige.

Le rapport de M. Pickup reproche au ministère de ne pas avoir défini les responsabilités des entrepreneurs, d'avoir omis de préparer un budget convenable et d'avoir rédigé un contrat de construction vulnérable qui ne prévoyait pas de pénalités pour les délais non respectés.

Des problèmes se sont ajoutés en cours de route lorsqu'on a pris la décision de se conformer aux règles du American Bureau of Shipping, un organisme qui oeuvre dans le domaine des normes de sécurité internationales, parce que le ministère n'a pas tenu compte de l'effet de cette décision sur les coûts et les délais.

C'est à la demande du premier ministre Stephen McNeil, l'an dernier, que le vérificateur s'est penché sur la restauration du navire.

Le Bluenose II devait reprendre la mer en 2012 à la suite de sa restauration, dont la moitié du coût devait être assumée par le gouvernement fédéral. Le vaisseau de 43 mètres, mis à l'eau en 1963, est un réplique du Bluenose original. La goélette de pêche, construite en 1921, avait acquise une renommée mondiale pour sa vitesse et ses lignes gracieuses. Elle orne aujourd'hui les pièces de 10 cents.

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