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Le président cubain Raul Castro a formulé certaines demandes aux États-Unis

28/01/2015 06:56 EST | Actualisé 30/03/2015 05:12 EDT

SAN JOSÉ, Costa Rica - Le président cubain Raul Castro a formulé certaines demandes aux États-Unis, mercredi, visant à amorcer le rapprochement diplomatique entre les deux pays.

M. Castro estime que les Américains devraient se retirer la base militaire de Guantánamo, lever l'embargo commercial historique contre Cuba, ainsi que d'indemniser le pays pour toutes les pertes engendrées par celui-ci. Il a en outre demandé à l'administration Obama de mettre fin à la transmission de stations de radio et de télévision anticastristes.

Si ces changements ne sont pas apportés, selon M. Castro, la normalisation de leurs relations diplomatiques serait «dépourvue de sens».

Les États-Unis et Cuba ont annoncé le 17 décembre dernier qu'ils avaient commencé des démarches pour rétablir leurs relations. Les deux gouvernements ont d'ailleurs mené des négociations la semaine dernière à La Havane pour discuter notamment de la réouverture des ambassades dans leurs pays respectifs.

Le président américain Barack Obama a déjà assoupli l'embargo sur certaines mesures économiques. L'administration croit que d'augmenter les exportations et de permettre les voyages vers l'île cubaine inciteront les habitants du pays à réformer leurs institutions politiques, dominées par un seul parti depuis plus de cinquante ans.

Le gouvernement cubain a toutefois signifié qu'il n'allait pas changer de système politique, bien qu'il accueille positivement cette nouvelle ouverture des Américains.

Sans établir de conditions spécifiques à l'entente avec les États-Unis, Cuba a profité de cet élan pour faire valoir ses revendications récurrentes. Par exemple, le gouvernement a demandé aux États-Unis de cesser d'appuyer les dissidents cubains et de retirer Cuba de sa liste des États soutenant le terrorisme.

«Le rétablissement des relations diplomatiques est le début d'un processus de normalisation des relations bilatérales. Mais ce ne sera pas possible si ce blocus existe encore, s'ils (les Américains) ne rendent pas un territoire qu'ils occupent illégalement sur la base navale de Guantánamo», a constaté le président Castro, mercredi.

Le département d'État des États-Unis n'a pas répondu aux demandes d'entrevues de l'Associated Press mercredi.

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