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Deux soldats israéliens sont tués par un missile du Hezbollah

28/01/2015 04:11 EST | Actualisé 29/03/2015 05:12 EDT

JÉRUSALEM - Deux soldats israéliens ont été tués mercredi quand des missiles tirés par le groupe libanais Hezbollah ont frappé un convoi militaire.

Cette attaque du Hezbollah visait probablement à venger une frappe aérienne possiblement israélienne qui a tué six militants du groupe plus tôt ce mois-ci.

Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière lancée contre Israël par le Hezbollah depuis la guerre de 2006.

Le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a promis qu'Israël répliquera «avec force» à cette attaque. L'armée a lancé plusieurs frappes aériennes ainsi qu'un assaut terrestre contre des positions du Hezbollah, tirant au moins 50 obus d'artillerie, selon des dirigeants libanais.

La violence a coûté la vie à un Casque bleu espagnol dans le sud du Liban.

Hezbollah a indiqué par voie de communiqué que ses combattants ont détruit plusieurs véhicules israéliens qui transportait des militaires. Le groupe évoque aussi des pertes de vie «dans les rangs ennemis».

L'attaque du 18 janvier avait également coûté la vie à un général iranien, et Israël se préparait à une riposte depuis.

L'armée israélienne affirme que plusieurs missiles antichar ont touché un convoi militaire près du Mont Dov et des Fermes Chebaa, un territoire controversé où se rencontrent les frontières israélienne, syrienne et libanaise. Deux soldats ont été tués et sept autres blessés.

Une heure plus tard, des mortiers ont été tirés en direction de plusieurs positions de l'armée israélienne sur les monts Dov et Hermon. L'artillerie israélienne aurait ensuite bombardé des villages libanais frontaliers.

Par ailleurs, l'armée israélienne a aussi lancé mercredi des frappes aériennes contre des positions de l'artillerie syrienne, après que des roquettes soient tombées la veille sur le plateau du Golan que contrôle Israël.

Le ministre israélien de la Défense, Moshe Yaalon, a dit que l'armée a attaqué des positions en territoire contrôlé par le régime de Bachar el-Assad.

Il a déclaré que ces frappes aériennes envoient «un message clair que nous ne tolérerons aucun tir en direction du territoire israélien».

Au moins deux roquettes avaient frappé le plateau du Golan, mardi. Israël avait tout d'abord répliqué avec des tirs d'artillerie. On ne rapporte pas de victimes.

Pour sa part, le lieutenant-colonel Peter Lerner, porte-parole de l'armée israélienne, a affirmé que les tirs syriens provenaient de positions de l'armée gouvernementale, mais il n'a pu dire s'ils avaient été l'oeuvre de militaires syriens ou de rebelles s'étant emparés de ces postes.

L'Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres, a dit que les frappes israéliennes ont notamment ciblé une base militaire dans la province syrienne de Quneitra, qui est limitrophe du plateau du Golan.

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