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Stéphanie Raymond a finalement obtenu sa promotion au rang de caporal-chef

27/01/2015 06:32 EST | Actualisé 29/03/2015 05:12 EDT

VALCARTIER, Qc - Stéphanie Raymond, qui avait accusé en 2012 son supérieur de l'avoir agressée sexuellement et dont la cause avait fait couler beaucoup d'encre, a été officiellement promue au rang de caporal-chef (retraitée) par le commandant de l'armée canadienne, le général Marquis Hainse, mardi.

Mme Raymond a également reçu la décoration des Forces canadiennes et son certificat de service.

La cérémonie s'est déroulée à la base de Valcartier, dans la région de Québec.

Dans un communiqué, le ministère de la Défense nationale indique que «les trois distinctions décernées constituent la première étape du processus visant à régler les problèmes soulevés lors du dépôt de ses griefs et reflètent la nomination et la reconnaissance méritées par le Cplc (ret.) Raymont (sic) à sa retraite».

L'ancienne militaire réserviste avait soutenu qu'elle avait subi des représailles des Forces armées après avoir déposé sa plainte. Elle avait même été congédiée à la fin de l'année 2013 pour des motifs déshonorables.

En décembre, la plaignante avait finalement obtenu gain de cause lorsque le chef d'état-major de la Défense, Tom Lawson, a reconnu les torts causés par ses supérieurs et lui avait accordé réparation. Le général Lawson avait alors annoncé que Mme Raymond serait réintégrée au sein de l'armée en étant promue rétroactivement au rang de caporal-chef et qu'elle obtiendrait une médaille et un certificat. Il lui avait envoyé une longue lettre d'excuses.

De plus, dans le dossier militaire de Mme Raymond, la mention du congédiement sera remplacée par une note indiquant qu'elle avait obtenu une libération volontaire.

Mme Raymond avait déposé une plainte contre son supérieur hiérarchique, l'adjudant André Gagnon, l'accusant de l'avoir agressée sexuellement le 15 décembre 2011 au manège militaire de Lévis où elle s'était rendue, seule avec lui, après une fête bien arrosée entre collègues soldats au centre-ville. Mais en août, à la suite d'un procès fortement médiatisé, l'homme avait été acquitté par une cour martiale générale, à Québec.

En novembre, le Service canadien des poursuites militaires a annoncé qu'il interjetait appel du verdict.

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