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«Panorama» de Tire le coyote: lentement mais sûrement (ENTREVUE/ VIDÉO)

27/01/2015 04:22 EST | Actualisé 27/01/2015 04:27 EST

Au téléphone, Benoit Pinette semble de très bonne humeur. Et avec raison! C'est que le troisième album de son projet solo Tire le coyote , Panorama, est sur le point d'être lancé. Après un EP en 2009, Le fleuve en huille en 2011, Mitan en 2013 et un album live en 2014, l'artiste est gonflé à bloc pour la sortie de son nouvel effort.

Plutôt rapide ce retour? «Suite à la sortie de Mitan, on a beaucoup tourné. Les chansons de Panorama ont été créées sur la route. Il y a vraiment l'idée des grands espaces dans cet album!» Une création qui s'est donc fait tout naturellement, entre spectacles et longues heures de route.

Avait-il des thèmes en tête avant de débuter l'écriture et la composition de Panorama? «Non, pas du tout! (Rires) J'attends toujours de finir une toune avant d'en commencer une autre. Habituellement, je trouve d'abord la mélodie et je travaille plus le texte par la suite. C'est très rare que j'écrive le texte avant. La musique m'aide à construire la rythmique. Ça va toujours de pair. J'écris de manière très spontanée.» Malgré tout, Tire le coyote remarque des récurrences dans ses chansons: «On dit souvent que ce je fais est très humain. J'y parle beaucoup de relations humaines, d'histoires d'amour. Qu'elles soient personnelles ou non. » Et même que dans Panorama, on sent une petite pointe de chanson engagée. Un nouveau tournant qui va étonnament bien à Pinette!

Très influencé par les racines du folk et du country, surtout les années 30 et 40, l'artiste avoue avoir également un penchant pour le blues. «D'ailleurs, il y a un côté plus blues dans Panorama! Ça fait partie de mon évolution musicale.» Cet intérêt pour les sons anciens se retrouve sur ce nouvel effort: «Panorama sonne encore plus vintage que ce que je faisais avant. J'ai une volonté de m'ancrer dans quelque chose d'ancien. On a donc enregistré avec des bandes magnétiques pour aller chercher les sonorités voulues.»

Portant également le chapeau de réalisateur pour cet album, Pinette avoue que l'apport des musiciens avec qui il travaille est primordial. Il a d'ailleurs été chercher Jean-Daniel Lessard, qui a ajouté son talent pour la clarinette à ses compositions. Et qu'est-ce que ça donne? «Un album très introspectif. Plus j'avance, plus j'ai l'impression de m'approcher de ce que j'ai toujours voulu faire. Selon moi, Panorama est un peu plus rythmé, moins planant que Mitan. C'est une musique qu'il faut prendre le temps d'écouter. Bref, j'espère que les gens le feront! »

Solide depuis plusieurs années dans le paysage musical québécois, Tire le coyote sent-il un engouement particulier pour la sortie de Panorama? «Oui, j'ai senti qu'il y a un bouche à oreille plus important. Ça s'est fait tellement tranquillement... J'ai parfois l'impression d'être allé chercher mes fans un à un. C'est très personnel ce qui s'est créé avec ceux qui me suivent.»

Panorama de Tire le coyote sera lancé ce soir à La Quincaillerie à Montréal en formule 5 à 7. À Québec, c'est le 28 janvier que ça se passe à 17h au Café Babylone.

Pour plus d'informations, cliquez-ici.

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