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Natation: Simoneau et Thomas seront les favorites aux Jeux panaméricains

27/01/2015 07:10 EST | Actualisé 29/03/2015 05:12 EDT

TORONTO - Le programme libre en nage synchronisée dure quatre minutes et exige d'une athlète qu'elle affiche la grâce d'une danseuse de ballet tout en ayant des capacités respiratoires surnaturelles — comme si on courait cinq kilomètres en ayant constamment un sourire accroché au visage.

«Et en retenant ton souffle», ajoute Jacqueline Simoneau.

Simoneau et Karine Thomas constituent le duo canadien en nage synchronisée, et elles sont les favorites pour l'emporter cet été aux Jeux panaméricains de Toronto. Elles pourraient également surprendre aux Jeux de Rio en 2016.

Elles vous diront que derrière leur sourire, leurs paillettes et leur coiffure gominée, il y a beaucoup de douleur et de souffrance.

«Parfois, nous sommes incapables de bouger (après une routine de quatre minutes), a confié Thomas. Ton corps est tellement endolori. Je me souviens d'une compétition en Allemagne — pour une raison ou pour une autre, cette journée-là, le programme libre était très, très relevé. Après avoir terminé notre routine, nous nous sommes regardées et étions tout simplement incapables de bouger.

«Nous sommes demeurées sur place au centre de la piscine pendant environ une minute», a ajouté Simoneau.

Sourire malgré la douleur est essentiel. Oubliez la possibilité de s'effondrer au bout de la piste comme le font les sprinters.

«Même si je dois admettre que j'y ai songé un peu», précise Thomas en s'esclaffant.

«On boit un peu d'eau», a renchéri Simoneau.

«J'aime croire que la nage synchronisée est un amalgame de nombreux sports, poursuit Simoneau. Nous nous entraînons au plongeon, à la gymnastique et à la natation, en plus de renforcer notre cardio et de faire des haltères — tout ça dans une seule discipline... sans compter qu'il faut parfois avoir la tête vers le fond de la piscine et les pieds vers le ciel, en retenant notre souffle. Nous tentons de donner l'impression que c'est facile, mais c'est beaucoup plus difficile que c'en a l'air.»

Thomas, une Gatinoise qui est âgée de 26 ans, est la seule nageuse toujours active de l'équipe canadienne qui a terminé quatrième aux Jeux de Londres en 2012. Elle a été jumelée à Simoneau, une Montréalaise de 18 ans qui a décroché la médaille d'argent dans la compétition individuelle l'été dernier aux Championnats du monde juniors, après une batterie de tests physiques.

Thomas et Simoneau étaient à Toronto mardi afin d'assister à l'annonce d'un partenariat de plusieurs années entre Synchro Canada et Shiseido. Elles devaient ensuite s'envoler vers Rio, où elles s'entraîneront au complexe aquatique qui servira lors des Jeux de 2016, de manière à s'habituer aux installations et à la ville.

Le Canada est une puissance en nage synchronisée aux Jeux panaméricains, et il a enlevé les honneurs dans les épreuves par équipe et en duo il y a quatre ans à Guadalajara, au Mexique. Il sera de nouveau le favori aux Jeux panaméricains, mais devra se méfier des États-Unis, du Mexique et du Brésil.

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