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Les immigrants font face à de grands défis financiers

27/01/2015 12:00 EST | Actualisé 29/03/2015 05:12 EDT

Les immigrants font face à un grand nombre de défis pour s'adapter à un nouveau pays, mais parmi les plus grands figurent ceux de bâtir une carrière et une bonne situation financière.

Selon Statistique Canada, quelque 1,16 million de personnes ont immigré au Canada entre 2006 et 2011, comptant ainsi en 2011 pour 3,5 pour cent de la population canadienne totale. De tous les pays du G8, le Canada a la plus grande proportion de résidants nés à l'étranger.

Un rapport publié en octobre de l'Institut Info-Patrimoine BMO conclut que les nouveaux arrivants sont confrontés à beaucoup d'épreuves financières à leur arrivée.

Le rapport a établi les cinq plus grands défis des immigrants à leur arrivée au Canada, qui sont de trouver un emploi adéquat, apprendre une nouvelle langue, s'adapter au climat, un manque de soutien de leur pays d'origine et les contraintes financières.

«Le début d'une nouvelle vie au Canada peut être une expérience enthousiasmante, mais l'adaptation à un nouveau pays comporte de nombreuses inconnues et difficultés, dont quelques-unes des plus importantes sont liées aux questions financières. Étant donné que les nouveaux Canadiens doivent surmonter de nombreux obstacles, il est d'autant plus important qu'ils mettent leur situation financière en ordre», affirme Jean Richard, vice-président, Groupe gestion de patrimoine, BMO Nesbitt Burns.

Les immigrants peuvent obtenir de l'aide pour trouver un emploi et surmonter certains obstacles financiers qu'ils peuvent rencontrer lorsqu'ils arrivent au pays.

BMO donne aussi quelques conseils aux nouveaux Canadiens qui naviguent dans un paysage financier inconnu.

Il est important de commencer à s'établir un bon dossier de crédit le plus vite possible. Ils peuvent le faire en prenant une petite marge de crédit ou une carte de crédit et en payant les comptes tel qu'exigé.

Ils peuvent aussi bâtir un budget en recensant toutes les dépenses faites sur une période de trois mois et en estimant combien peut être dépensé par année dans chaque catégorie.

Il faut aussi élaborer un plan financier. Ceci répartit de façon stratégique les ressources qui permettront d'atteindre des objectifs financiers. L'une des manières d'atteindre ces objectifs est de minimiser le montant d'impôts que l'on paie annuellement sur notre salaire.

«Un compte exonéré d'impôt comme le Compte d'épargne libre d'impôt (CELI) et un régime à impôt différé comme le Régime enregistré d'épargne-retraite (REER), lorsqu'ils sont intégrés à un plan financier, sont des moyens très utiles pour atteindre certains objectifs d'épargne particuliers, par exemple pour l'achat d'une maison ou pour votre retraite. Quant au Régime enregistré d'épargne-études (REEE), c'est un autre moyen fiscalement avantageux qu'il convient souvent d'intégrer dans un plan financier, car il permet d'épargner pour les études postsecondaires d'un enfant», indique BMO.

Jusqu'à 50 000 $ peuvent être déposés dans un REEE pour chaque enfant inscrit dans des institutions scolaires reconnues. Il n'y a pas de limite annuelle et le gouvernement ajoutera une bourse allant jusqu'à un maximum de 7200 $. Un REEE peut également générer des revenus et gains en capital par des investissements et seront libres d'impôt jusqu'à ce que les enfants visés par le compte soient prêt à payer leurs études postsecondaires.

Bien sûr, le fait de parler avec un expert financier peut grandement aider les immigrants à développer un plan financier adapté à leurs objectifs.

*Talbot Boggs est un professionnel de la communication d'affaire de Toronto, qui a travaillé pour organisations de nouvelles, magazines et entreprises, dans les secteurs de la finance, du commerce au détail et manufacturier, et d'autres secteurs industriels.

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