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Les agents du Parlement s'opposent à un projet de loi qui minerait leur liberté

27/01/2015 02:32 EST | Actualisé 29/03/2015 05:12 EDT

OTTAWA - Les sept chiens de garde parlementaires, comme le commissaire à la vie privée, demandent à un comité sénatorial de rejeter un projet de loi d'un député conservateur, le qualifiant de non nécessaire et de potentiellement dangereux pour l'indépendance de leurs bureaux.

Le projet de loi d'un député de la région de Toronto, Mark Adler, exigerait que tous les employés des différents agents du Parlement, chargés de surveiller les actions du gouvernement, révèlent publiquement tous les emplois politiques qu'ils ont eus au cours des 10 dernières années.

Ces déclarations — autant des nouveaux employés que des gestionnaires haut placés — seraient affichées sur Internet.

Les agents, qui incluent aussi le vérificateur général, la commissaire à l'information et le directeur général des élections, affirment que cette exigence porterait atteinte à leur vie privée.

Dans une lettre au comité du Sénat sur les Finances, ils ont aussi plaidé que la mesure pourrait faire subir à leurs employés un examen minutieux de leur passé et risque ainsi d'entraver le travail de leurs bureaux.

M. Adler dit que son projet de loi vise à éviter des conflits d'intérêts potentiels dans le futur et n'a pas été rédigé avec un cas particulier en tête.

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