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Le pirate informatique Vladimir Drinkman, qui aurait volé des millions de numéros de cartes de crédit, extradé aux États-Unis

27/01/2015 07:18 EST | Actualisé 27/01/2015 07:20 EST
JERRY LAMPEN via Getty Images
Russian defendant Vladimir Drinkman (L) is escorted by police officers at the courthouse in The Hague, on January 13, 2015. Drinkman, is accused of helping to lead a prolific computer hacking ring, has been in custody in the Netherlands since his arrest on June 28, 2012 and faces competing extradition requests by the U.S. and Russia. AFP PHOTO / ANP / JERRY LAMPEN netherlands out (Photo credit should read JERRY LAMPEN/AFP/Getty Images)

La justice néerlandaise a autorisé mardi l'extradition vers les Etats-Unis d'un hacker russe soupçonné d'avoir dérobé plus de 160 millions de numéros de cartes de crédit en pénétrant les systèmes de sociétés américaines et européennes.

Ce piratage informatique est un des plus importants jamais réalisés contre des sociétés américaines et européennes.

"L'Etat néerlandais peut extrader le hacker russe Vladimir Drinkman vers les Etats-Unis", a indiqué le tribunal de La Haye (ouest) dans un communiqué.

La défense de M. Drinkman avait tenté d'empêcher que le suspect soit envoyé au New Jersey, soutenant qu'il pourrait être poursuivi dans d'autres états des Etats-Unis pour des crimes présumés ne figurant pas dans la demande d'extradition.

Cela représenterait une violation du pacte d'extradition entre les Pays-Bas et les Etats-Unis, selon l'avocat.

La Russie a également demandé l'extradition de Vladimir Drinkman. Ce dernier préférerait être extradé vers la Russie, où vivent sa fille et son ex-femme.

M. Drinkman et ses quatre co-accusés sont soupçonnés d'avoir pénétré les systèmes d'une quinzaine de sociétés, parmi lesquels l'opérateur Nasdaq, la compagnie aérienne JetBlue, Visa Jordanie, ou encore la chaîne de supérettes 7-Eleven.

La justice fédérale américaine les accuse d'avoir installé des logiciels malveillants dans les systèmes de ces sociétés, qui collectaient ensuite les données de cartes bancaires de leurs clients.

Les cinq suspects, quatre Russes et un Ukrainien, auraient ainsi récupéré les données de plus de 160 millions de carte bancaire, qu'ils auraient revendues à des tiers pour 10 à 50 dollars pièce, selon qu'il s'agissait d'une carte américaine, canadienne ou européenne.

L'une des principales victimes, Heartland, spécialisée dans les moyens de paiement, s'est vue délester à elle seule de 130 millions de numéros de cartes pour un préjudice estimé par les enquêteurs à 200 millions de dollars.

Dimitri Smilianets, un des cinq suspects, avait été arrêté en 2012 aux Pays-Bas en même temps que M. Drinkman. Il a déjà été extradé. Les trois autres suspects sont encore en cavale.

Drinkman et un des autres suspects, Alexandre Kalinine, avaient déjà été inculpés en 2009 sous l'identité de "Hacker 1" et de "Hacker 2" dans une affaire similaire qui visait déjà la société Heartland.

Dans cette affaire, un pirate informatique de Floride, Albert Gonzalez, avait plaidé coupable de piratage informatique et été condamné à

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