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Ciman s'amène pour sa famille d'abord, mais le 'foot' n'est pas loin derrière

27/01/2015 01:40 EST | Actualisé 29/03/2015 05:12 EDT

MONTRÉAL - S'il est intéressé à relever le défi sportif que représente à ses yeux la Major League Soccer, Laurent Ciman ne s'en cache pas: c'est surtout en raison de sa petite fille de cinq ans que l'international belge défendra maintenant le bleu-blanc-noir de l'Impact de Montréal.

Aux dires de Ciman, la Belgique n'est pas équipée pour répondre aux besoins de la petite Nina, qui est atteinte de troubles du spectre de l'autisme (TSA). C'est d'abord pour elle que le défenseur central s'est tourné vers la MLS, mais surtout Montréal.

«Je l'ai dit haut et fort: c'est d'abord une question familiale, a rappelé celui qui a signé un contrat de trois ans après son transfert du Standard de Liège. Ici, il y a tout ce qu'il faut pour l'accompagner. En Belgique, il n'y a pas ça. Je ne sais pas pourquoi. Ils ne font pas grand-chose pour les problèmes des enfants. Je parle de l'autisme parce que je suis touché, mais il y d'autres problèmes aussi. J'espère que dans l'avenir, ils pourront s'améliorer et prendre exemple sur le Canada et les États-Unis.»

À 29 ans, Ciman disputera au cours des prochaines saisons les meilleures années de sa carrière et il n'a pas l'impression de faire un pas en arrière en s'amenant dans le circuit Garber.

«La MLS, c'est un championnat qui m'attire, a indiqué Ciman. Je pourrai y jouer contre des joueurs de renom. Je compte aussi y apprendre: malgré mon expérience, j'ai encore deux ou trois trucs à apprendre. Et je ne débarque pas n'importe où: l'Impact est un club qui a beaucoup d'ambitions», a-t-il ajouté, précisant qu'il ne connaît pas beaucoup sa nouvelle ligue, peu diffusée en Belgique.

«Mais j'avoue aussi que ç'a été une décision difficile à prendre, car le Standard était vraiment mon club, ma famille. Partir, ça fait toujours un peu mal. Mais la MLS est selon moi du même niveau, voire plus forte que le championnat belge. Alors pour moi, je fais un pas en avant.»

Un pas en avant aussi, à un certain niveau, sur le plan international, alors que l'Impact disputera dès février les quarts de finale de la Ligue des Champions de la CONCACAF contre les Mexicains du FC Pachuca.

«(En Europe), j'ai toujours joué les matchs de barrage, mais jamais la phase éliminatoire, alors j'ai très hâte, a admis Ciman. C'est une compétition que j'apprécie.»

Coup de chance

Ciman, qui a aidé la Belgique à atteindre les quarts de finale de la dernière Coupe du monde, au Brésil, s'amène à Montréal sans porter le titre de joueur désigné, ce qui est plutôt rare pour un joueur de ce calibre qui fait le passage en MLS.

«Il a fait plusieurs sacrifices en venant ici, a noté Adam Braz, directeur technique de l'Impact. Sa famille passe en premier et c'est le sacrifice qu'il a choisi de faire. On a réussi à le mettre sous contrat pour trois ans, ce qui nous a aidé et nous avons pu aussi utiliser l'argent d'allocation pour bonifier son contrat.

«C'est une très bonne signature pour nous. On voit qu'il veut être ici et jouer un rôle important. Parfois, vous devez être chanceux et nous avons été chanceux dans ce cas-ci.»

Par ailleurs, Braz souligne que les discussions ont été plutôt rapides.

«Un de nos contacts à Montréal, un agent de joueurs, nous a mis sur sa piste il y a six semaines. Après une première rencontre, on a analysé ses performances sur le terrain et nous avons tout de suite vu que c'était ce que nous voulions. Nous sommes chanceux d'ajouter un joueur de cette qualité à notre club.

«Nous nous attendons à de grandes choses. C'est un leader et il a le profil que nous recherchions comme défenseur central: il est vraiment fort, il peut diriger et il a de la vitesse. Il est très à l'aise avec le ballon et, même s'il n'est pas très grand, il est très bon sur les duels aériens, en défense comme en attaque.»

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