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Le Canada est le seul pays à avoir essuyé des tirs en Irak

27/01/2015 06:13 EST | Actualisé 27/01/2015 06:16 EST
Anadolu Agency via Getty Images
DIYALA, IRAQ - JANUARY 22: Iraqi security forces are seen during a military operation launched by the Iraqi army to retake positions held by Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL) militants near the village of Sharween, in Diyala province, Iraq on January 22 2015. Iraqi army regained the controls of Sharween, ed-Dewalib, Arab Samer, Nejm al-Abdallah, Taha al-Ulwan and Mansuriya al Jabal villages from ISIL militants. (Photo by Stringer/Anadolu Agency/Getty Images)

Le Canada est le seul pays de la coalition internationale contre le groupe armé État islamique (EI) à avoir été la cible de tirs ennemis sur le terrain en Irak, a affirmé lundi à CBC la Force opérationnelle interarmées en Irak chapeautée par les États-Unis.

L'organisation ne précise toutefois pas pourquoi seuls les soldats canadiens ont été ciblés à ce stade-ci. « Il n'y a pas de réponse claire. Tous les membres de la coalition se gardent un droit de légitime défense et prennent les moyens appropriés pour contrer les menaces perçues », répond un porte-parole de l'organisation.

La Force opérationnelle interarmées coordonne les actions des pays membres de la coalition. Environ 60 pays prennent part d'une manière ou d'une autre à la coalition, rappelle-t-elle. Quelque 500 soldats sont mobilisés en Irak et une douzaine de pays effectuent des frappes aériennes.

La Force ne précise pas quels pays prennent part à la formation de miltaires irakiens, disant « qu'il revient à chaque pays membre de donner des détails sur ses opérations en Irak et en Syrie ».

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Nouveaux échanges de tirs

Par ailleurs, l'armée canadienne a fait part lundi de nouveaux cas d'échanges de tirs entre ses forces spéciales et des combattants de l'État islamique, la semaine dernière, en Irak.

Le capitaine de vaisseau Paul Forget, du Commandement des opérations interarmées du Canada, a indiqué que ces événements sont similaires à celui annoncé la semaine dernière.

Dans tous ces cas, a-t-il expliqué, les soldats canadiens, qui étaient près de la ligne de front avec des militaires irakiens, ont essuyé des tirs de djihadistes de l'EI et y ont riposté, neutralisant la menace. En somme, un geste de « légitime défense », a ajouté l'officier.

Le capitaine Forget n'écarte pas que d'autres incidents semblables se reproduisent. Il parle d'une évolution de la situation sur le terrain et non d'une transformation de la mission canadienne en Irak, qui est censée se limiter aux frappes aériennes et à la formation du personnel militaire irakien.

Par ailleurs, l'armée canadienne a fait savoir lundi que ses avions CF-18 avaient mené 12 frappes aériennes supplémentaires en appui à l'armée irakienne, qui se prépare à libérer Mossoul, la deuxième plus grande ville du pays.

Le NPD veut un débat d'urgence aux Communes

Sans surprise, le sujet a retenti à Ottawa, où le chef de l'opposition officielle, Thomas Mulcair, a demandé au président de la Chambre des communes de tenir un débat d'urgence sur « l'expansion croissante de la mission » du Canada en Irak.

« Si on veut changer la mission [canadienne en Irak], il faut revenir au Parlement », qui l'a approuvée au préalable, a souligné M. Mulcair devant les journalistes à la fin de la période des questions.

Le chef néo-démocrate a accusé le gouvernement conservateur de cacher la vérité aux Canadiens et lui a reproché de mettre la vie des soldats en danger en les envoyant sur les lignes de front, alors que la mission initiale était de former les troupes irakiennes.

Le ministre de la Défense, Rob Nicholson, a réfuté ces accusations, affirmant que son gouvernement a été clair en annonçant que les forces spéciales allaient aider et conseiller l'armée irakienne, avec le risque que cet exercice suppose. Il a ajouté que l'objectif est d'aider les Irakiens dans leur lutte contre le terrorisme.

Le chef libéral, Justin Trudeau, est revenu à la charge contre un gouvernement qui « a induit en erreur les Canadiens ». Il a notamment relevé que les soldats canadiens devaient conseiller les militaires irakiens, mais ne sont pas censés les accompagner sur la ligne de front. Ce à quoi Rob Nicholson a rétorqué qu'« on ne peut pas former des troupes sans les accompagner ».

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