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Un cas de grippe aviaire H7N9 est recensé en Colombie-Britannique

26/01/2015 02:16 EST | Actualisé 28/03/2015 05:12 EDT
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Officials with the Food and Environmental Hygiene Department carry a crate of live chickens to collect samples for testing at the Man Kam To control point at the border crossing with mainland China in Hong Kong, China, on Thursday, April 11, 2013. Authorities in China confirmed 5 more infections caused by the H7N9 flu strain yesterday, and said the virus was found in 14 chicken and duck samples taken from poultry markets in eastern China. Hong Kong?s health department is 'closely monitoring the situation and will continue to maintain close liaison' with mainland health authorities, the government said yesterday in a statement. Photographer: Lam Yik Fei/Bloomberg via Getty Images

TORONTO - Une femme de la Colombie-Britannique récemment rentrée de Chine est devenue le premier cas prouvé d'infection en Amérique du Nord d'un humain par le virus H7N9 de la grippe aviaire, ont indiqué lundi les autorités sanitaires.

L'homme qui a voyagé avec elle a aussi présenté au même moment des symptômes courants de la grippe, mais le diagnostic n'est pas encore confirmé, a indiqué la docteure Bonnie Henry, vice-agente de santé provinciale de la Colombie-Britannique. Le couple, dans la cinquantaine, de la vallée du bas-Fraser, n'a pas dû être hospitalisé mais il a été placé en isolement volontaire, et on leur donne du Tamiflu, tout simplement.

La dame ne présentait aucun symptôme au cours de ses déplacements en Chine, et n'est devenue malade qu'après son arrivée au Canada. Les proches de ces patients ont été identifiés, et la santé de ces personnes est suivie par les autorités provinciales de santé publique, a-t-on indiqué. Selon les éléments probants, le virus ne se transmet pas facilement de personne à personne, rappellent les autorités de santé publique.

Le virus H7N9 est une souche de la grippe aviaire observée chez des humains en Chine en 2013. Presque tous les cas signalés ont déclaré avoir été en contact avec des volailles, habituellement dans des marchés de volaille vivante, rappelle l'Agence de santé publique du Canada. La souche n'a pas été détectée dans des volailles d'élevage ou sauvages au Canada jusqu'ici, et il n'y a aucun risque de contracter le virus en mangeant de la volaille bien cuite. Par ailleurs, le Canada n'importe pas de Chine de la volaille crue ou ses produits.

Depuis l'apparition du virus en 2013, près de 500 cas ont été recensés chez l'humain, tous en Chine ou chez des gens qui avaient visité ce pays. Environ le tiers de ces personnes sont mortes, mais le taux de mortalité du virus H7N9 est moins important que l'autre principale souche de grippe aviaire, le H5N1, qui tue environ 60 pour cent des personnes infectées.

Les experts demeurent cependant inquiets, car le virus H7N9 semble plus facile à contracter par les humains, et les volailles infectées ne présentent pas de symptômes visibles, contrairement au H5N1, mortel, ce qui rend le dépistage précoce beaucoup plus facile.

Le couple canadien était rentré de Chine le 12 janvier après un voyage d'une quinzaine de jours. Deux jours après leur arrivée, l'homme a présenté des symptômes de grippe, et sa femme est tombée malade le lendemain. Elle a consulté son médecin de famille, qui lui a fait passer un test de dépistage de l'influenza.

Vendredi dernier, le laboratoire provincial de la Colombie-Britannique a conclu qu'il s'agissait probablement d'un virus de souche H7 — donc pas un virus humain —, et a envoyé l'échantillon au Laboratoire national de microbiologie de l'Agence de la santé publique du Canada, à Winnipeg. Le diagnostic du virus H7N9 est tombé lundi matin, a indiqué le docteur Gregory Taylor, administrateur en chef de la santé publique du Canada.

Les autorités de santé publique se font rassurantes quant aux risques de propagation: les deux patients vont mieux, et si d'autres personnes avaient contracté le virus à leur contact, elles seraient déjà malades.

«L'Agence de la santé publique du Canada reste d'avis et maintient que le virus H7N9 ne se transmet pas facilement de personne à personne et que le risque demeure très faible», a martelé lundi la ministre fédérale de la Santé, Rona Ambrose.

«Le risque pour les Canadiens de contracter la grippe H7N9 est très faible, car il n'existe aucune preuve de transmission interhumaine soutenue», a renchéri le docteur Taylor, de la Santé publique du Canada.

Par ailleurs, il est peu probable que l'on identifie précisément un jour la source du virus — il est très fréquent de voir des volailles vivantes en Chine. En janvier 2014, une femme de Red Deer, en Alberta, était morte, après son retour de Chine, où elle avait contracté le virus H5N1 de la grippe aviaire. On n'a jamais pu déterminer la source exacte du virus.

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