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Mutilation génitale: deux ans de prison pour un médecin égyptien

26/01/2015 12:46 EST | Actualisé 28/03/2015 05:12 EDT

LE CAIRE, Égypte - Une cour d'appel égyptienne a condamné lundi un médecin à la prison pour avoir effectué une mutilation génitale qui a mené à la mort d'une adolescente de 13 ans.

Le docteur Raslan Fadi, qui ne s'est pas présenté devant le tribunal et qui est actuellement en fuite, a été reconnu coupable d'homicide involontaire et condamné à deux ans et trois mois de prison. Il a aussi écopé d'une amende de 70 $ US.

Sa victime, Sohair el-Batea, était originaire d'un village du delta du Nil, dans la province de Dakahliya. Son père a reçu une peine suspendue de trois mois pour sa complicité dans cette affaire.

La mutilation génitale des femmes est criminelle en Égypte depuis 2008, mais elle demeure couramment pratiquée. L'Égypte compte un des taux les plus élevés de la planète.

Des militants des droits de la personne espèrent que ce verdict aura un effet dissuasif. Ce procès était le premier en son genre depuis que la pratique a été interdite en 2008, et il n'a été organisé qu'en raison de la pression importante exercée par des groupes de défense des droits.

L'Unicef croit de son côté que le verdict démontre clairement que la mutilation génitale des femmes ne sera plus tolérée.

Plus de 90 pour cent des Égyptiennes auraient subi une telle mutilation. Le groupe Equality Now croit que le quart des survivantes à une mutilation génitale se trouvent en Égypte.

L'intervention implique l'ablation d'une partie du clitoris et parfois d'une portion de la petite lèvre. Ses adeptes croient que cela aide à contrôler l'appétit sexuel de la femme.

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