NOUVELLES

France: le procès commence dans l'affaire Bettencourt

26/01/2015 11:31 EST | Actualisé 28/03/2015 05:12 EDT

PARIS - Le procès de dix personnes accusées d'avoir volé des centaines de millions d'euros en liquide et en oeuvres d'art à la femme la plus riche de France a finalement débuté, lundi.

L'audience a toutefois été suspendue jusqu'à mardi, quand on a appris que l'un des accusés a tenté de se suicider quelques heures avant le début du procès.

L'«affaire Bettencourt» se faufile à travers le système judiciaire français depuis plusieurs années. Elle concerne Liliane Bettencourt, l'héritière de 92 ans de l'empire de cosmétiques L'Oréal. Le magazine Forbes épingle sa fortune à 39 milliards $ US.

Un des dix accusés — Alain Thurin, l'ancien infirmier de Mme Bettencourt — a apparemment tenté de se pendre dimanche, ce qui a entraîné la suspension de l'audience jusqu'à mardi pour permettre aux avocats de débattre de différents points de droit.

La fille de Mme Bettencourt avait porté plainte en 2007 contre un des meilleurs amis de sa mère, le photographe Francois-Marie Banier, qu'elle accusait d'avoir soutiré des centaines de millions d'euros en liquide, en oeuvres d'art et autres faveurs à la riche héritière. L'enquête a finalement pointé du doigt neuf autres personnes, dont certains des plus proches conseillers et employés de Mme Bettencourt.

Mme Bettencourt souffre de démence et a été placée sous la responsabilité légale d'un de ses petits-fils il y a quatre ans.

L'ancien président français Nicolas Sarkozy avait également été éclaboussé par cette affaire. Il a été blanchi, en 2013, d'accusations préliminaires selon lesquelles il aurait lui aussi profité de la maladie de Mme Bettencourt pour lui soutirer des dizaines de milliers d'euros en financement politique illégal, lors de sa campagne victorieuse de 2007.

L'ancien trésorier de la campagne de M. Sarkozy, Éric Woerth, fait toutefois partie des dix personnes dont le procès s'est ouvert lundi à Bordeaux.

PLUS:pc