«Tout le monde en parle» : Claude Meunier persiste et signe

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CLAUDE MEUNIER REMY GIRARD
Radio-Canada Télé
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Claude Meunier a défendu son Ti Mé Show envers et contre tous, à Tout le monde en parle, dimanche soir, alors que l’émission reprenait l’antenne après la pause des Fêtes.

Le créateur, qui a répondu avec virulence aux chroniqueurs télévision de La Presse et du Soleil, Hugo Dumas et Richard Therrien, dans un statut Facebook, plus tôt cette semaine, a réitéré son point de vue et martelé que les deux journalistes prennent plaisir à s’acharner sur lui plutôt qu’à analyser objectivement son travail. Il a mentionné qu’il trouvait que ça «manquait de fair play» de «matraquer un show six mois d’avance» en faisant allusion aux réserves émises par Dumas et Therrien lorsque Radio-Canada a annoncé la mise en ondes du Ti Mé Show, au printemps dernier, alors que lui-même ignorait de quoi serait faite la formule.

Selon lui, le fait de ne pas avoir organisé de visionnement de presse pour le Ti Mé Show a beaucoup contribué à accentuer le scepticisme envers le concept, même si, insiste-t-il, les mauvaises critiques n’ont «pas fait si mal que ça» et que le public, lui, était au rendez-vous. «Le public l’a très bien reçu. Nous, on fait ça pour le monde!»

À Guy A. Lepage qui lui demandait si c’est une bonne stratégie de se mettre deux critiques de télévision à dos, Claude Meunier a répondu d’un ton un peu baveux.

«C’est pas une bonne idée, mais ça fait beaucoup de bien, a-t-il badiné. (…) Je ne suis pas rancunier, je ne leur en veux pas… J’aimerais les rencontrer sur un court de tennis!»

Meunier a soutenu que tous ses projets avaient mis quelques années à être reconnus par la critique et que, chaque fois, un noyau dur de 600 000 ou 700 000 téléspectateurs l’appuyait.

«J’ai toujours été aimé et admiré trois ou quatre ans après», a-t-il maintenu.

Le père de La petite vie a affirmé n’avoir aucun problème avec la critique.

En fin d’entrevue, Claude Meunier s’est aussi prononcé contre le projet d’installation d’une ligne électrique à haute tension, le projet Grand-Brûlé-dérivation-Saint-Sauveur, d’Hydro Québec, qui prévoit l’implantation d’une ligne électrique qui traverserait sur plus de 14 kilomètres le village de Saint-Adolphe-d’Howard, en plein milieu du village. Il fait partie d’un comité de citoyens impliqués dans le dossier, tout comme Guy A.Lepage. Les deux vedettes possèdent un chalet dans la région.

«Ce qu’on demande, c’est qu’il y ait une consultation, que ça passe devant le bureau d’audience publique pour l’environnement. Ça va détruire la vocation touristique du village», a-t-il plaidé.

Charte 2.0

Hugo Joncas, du Bureau d’enquête de Québecor, a publié dans le Journal de Montréal, la semaine dernière, une enquête démontrant les liens entre réseaux islamistes soupçonnés de financer des groupes terroristes, des mosquées et des écoles musulmanes au Québec, qu’il a pu mener principalement en fouillant divers immeubles. Il a démystifié le courant islamiste et ses fondements. «L’objectif, ce n’est pas d’avoir une religion privée, chez soi et à la mosquée. C’est de faire graviter toute la vie sociale autour d’un Islam fondamentaliste, intégré à la politique», a-t-il détaillé à propos de l’Islam. Hugo Joncas a précisé que personne ne l’avait empêché de consulter des documents pour les besoins de son étude, mais qu’on lui a refusé plusieurs entrevues.

La Québécoise Elizabeth Prank, établie à New York, balade un curriculum vitae bien garni : rédactrice principale du site Mic.com, collaboratrice à la chaîne MSNBC, au New York Times, au Huffington Post et à Al-Jazeera, Forbes l’a incluse dans sa liste des 30 personnes de moins de 30 ans à surveiller en 2015 dans l’univers des médias. Vêtue d’un chandail où il était inscrit «Montréalaise», la belle a subjugué Rémy Girard et Claude Meunier, assis à ses côtés. Mic.com, sa salle de nouvelles, à vocation féministe, s’adresse à la génération Y, et a bondi d’un million de lecteurs lorsqu’elle en a pris la tête.

Bernard Drainville dit être revenu à la charge avec une nouvelle version de sa charte de la laïcité pour démontrer qu’il a entendu les critiques qui lui ont été adressées la première fois. Maintenant, une clause du document permettrait aux employés actuels de l’État de porter des signes religieux en milieu de travail, mais pas aux futurs employés, lorsque le projet de loi serait adopté.

«L’objectif de ces changements, c’est d’élargir le consensus. D’aller chercher des appuis chez ceux qui sont pour la laïcité mais qui ne voulaient pas voir ceux qui ne veulent pas enlever leur signe religieux perdre leur emploi. L’idée, c’est d’aller chercher un appui chez certaines personnes qui étaient contre, ou de diminuer la résistance de ceux qui l’avaient critiquée.»

En ce qui a trait à la course à la chefferie du Parti québécois, Bernard Drainville, qui reçoit actuellement 9% d’appui, chez les membres du parti, a avoué avoir hâte de débattre avec Pierre Karl Péladeau.

La cinéaste Sophie Deraspe a réalisé le documentaire Le profil Amina, en compétition au Festival du film de Sundance, qui raconte la fausse histoire d’amour virtuelle entre Sandra Bagaria (aussi présente dimanche) et Amina Arraf, une militante syrienne, qui a dévoilé son homosexualité sur son blogue en 2011, alors que les printemps arabes se soulevaient un peu partout dans le monde. Après six mois de correspondance, après qu’on lui eût communiqué qu’Amina avait été enlevée par la police secrète au cœur de Damas, en Syrie, Sandra Bagaria a su qu’elle avait été victime d’un canular et qu’Amina Arraf n’avait en fait jamais existé. Le film raconte sa quête pour retracer les responsables de l’affaire, dont l’Américain qui avait créé le fameux blogue A Gay Girl In Damascus, que signait soi-disant Amina Arraf.

Enfin, Ensaf Haidar, conjointe de l’écrivain et blogueur Raïf Badawi, emprisonné en Arabie Saoudite depuis juin 2012 pour insulte à l’Islam, pour avoir ouvert en 2006 un blogue de discussion politique et sociale, et condamné à 10 ans de prison, 1000 coups de fouet et 300 000$ d’amende, est venue expliquer la situation de son mari avec, à ses côtés, Mireille Elchacar, d’Amnistie internationale, qui a répété l’importance de continuer de mettre de la pression sur le gouvernement de l’Arabie saoudite afin de libérer Raïf Badawi. Une mobilisation s’est organisée partout sur le globe pour annuler sa sentence.

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Tout le monde en parle - 25 janvier 2015
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