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Obama condamne le «meurtre brutal» non confirmé de l'un des deux otages japonais

24/01/2015 10:53 EST | Actualisé 26/03/2015 05:12 EDT

TOKYO - Le premier ministre japonais Shinzo Abe a réclamé avec hargne que le groupe extrémiste État islamique libère un journaliste japonais gardé en otage alors qu'une nouvelle vidéo soutient que l'autre otage japonais a été tué.

Alors que le Japon émettait d'abord des doutes sur l'authenticité de la vidéo, M. Abe a affirmé à NHK TV tôt dimanche au Japon que la vidéo était probablement authentique et a offert ses condoléances à la famille et aux amis de Haruna Yukawa, un aventurier de 42 ans.

Le premier ministre n'a pas voulu commenter sur le message dans la vidéo proposant un échange de prisonniers pour la libération de l'autre otage, le journaliste Kenji Goto. Il avait dit précédemment que le Japon ne plierait pas devant le terrorisme. M. Abe s'est dit «sans mots» à l'égard des tragiques événements.

Le président américain Barack Obama a fait une déclaration condamnant ce qu'il a qualifié de «meurtre brutal» de l'un des otages.

M. Obama a affirmé que les États-Unis épauleraient le Japon, et a appelé à la libération immédiate du second otage japonais, le journaliste Kenji Goto. La déclaration du président américain a été transmise depuis la base aérienne de Ramstein en Allemagne, alors que M. Obama était en route pour l'Inde.

Le ou les auteurs de la présumée vidéo revendiqueraient l'exécution d'un des otages, réclamant en outre un échange de prisonnier contre l'autre Japonais. Le message a toutefois été supprimé rapidement de son site d'hébergement et les militants d'un site affilié au groupe État islamique ont nié son authenticité.

La secrétaire du cabinet Yoshihide Suga a indiqué que les ministres avaient été convoqués samedi à une réunion d'urgence. Le premier ministre Shinzo Abe a parlé d'un geste «grotesque et impardonnable».

L'Associated Press n'a pas pu vérifier le contenu de la vidéo, qui semblait très différente des autres images diffusées précédemment par le groupe extrémiste, qui contrôle maintenant le tiers des territoires de la Syrie et de l'Irak.

L'épouse d'un des otages aurait d'ailleurs reçu le même message par courriel, selon l'agence de presse Kyodo News.

Le groupe armé État islamique avait menacé mardi de décapiter les deux otages dans les prochaines 72 heures s'il ne recevait pas une rançon de 200 millions $.

Le Japon tentait difficilement depuis quelques jours de libérer le journaliste Kenji Goto et le voyageur Haruna Yukawa. Le pays n'a plus de diplomate en Syrie depuis le début de la guerre civile, ce qui complique d'éventuelles communications avec les combattants de l'État islamique.

Les représentants du gouvernement japonais n'ont pas voulu dire s'ils allaient payer, ou non, la rançon. Le pays fait partie du «Groupe des sept», avec notamment les États-Unis et le Royaume-Uni, qui s'opposent à verser ces montants aux organisations extrémistes.

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