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Les changements climatiques discutés au Forum économique mondial de Davos

23/01/2015 05:53 EST | Actualisé 25/03/2015 05:12 EDT

DAVOS, Suisse - Les changements climatiques et la pauvreté ont été les sujets de prédilection, vendredi, au Forum économique mondial à Davos, où les chefs d'État et de gouvernement ont officiellement commencé à faire la promotion de deux accords internationaux sur ces dossiers.

Les présidents français et rwandais, François Hollande et Paul Kagame, et le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, ont notamment été de ceux ayant tenté d'obtenir un appui urgent à deux accords longuement attendus. Si ces ententes ne sont pas signées cette année, soutiennent-ils, la planète surchauffera et beaucoup d'enfants souffriront.

M. Ban a déclaré aux dirigeants du monde que les générations futures les «jugeront sévèrement» s'ils ne le font pas.

François Hollande accueillera les prochaines rondes de négociations à Paris, en décembre, pour combattre les changements climatiques et la pauvreté. Elles doivent mener à la conclusion d'objectifs de réduction des émissions de gaz carbonique à partir de 2020.

La France se consacrera cette année à persuader plus de 190 pays de mettre de côté leurs différends sur les responsabilités historiques de chacun en matière de limites d'émissions de gaz à effet de serre, et les désaccords sur qui devrait payer, pour conclure un pacte climatique juridiquement contraignant afin de limiter les émissions de gaz carbonique des industries à partir de 2020.

D'autres discussions supervisées par l'ONU sont prévues au mois de septembre à New York pour établir la prochaine ronde d'objectifs en matière de développement durable et de réduction de la pauvreté jusqu'en 2030. La première ronde d'objectifs de développement, adoptés en 2000, avait réduit de manière significative la pauvreté mondiale, et l'ONU a mené la campagne pour combattre les changements climatiques.

Le président rwandais, Paul Kagame, a affirmé qu'il fallait réussir à éviter les «impasses politiques» pour encourager la coopération entre les gouvernements, les entreprises et les gens.

«Nous ne choisissons pas entre la protection environnementale et le développement économique, a-t-il déclaré. Nous regardons plutôt comment combiner les deux.»

La moitié de la déforestation mondiale est associée à la faim. C'est l'une des raisons expliquant que les changements climatiques et la pauvreté sont «les deux faces d'une même pièce», a affirmé le président et directeur général de la multinationale Unilever, avant d'ajouter que la chute du prix du pétrole offrait une occasion unique d'investir dans de nouvelles technologies vertes.

«Nous avons besoin de technologies compétitives. Abordable est un terme relatif, a indiqué Paul Polman. De plus en plus, nous constatons que l'énergie verte est l'énergie abordable.»

Le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a pour sa part affirmé que des technologies plus respectueuses de l'environnement pourraient aider à stimuler au moins 1800 milliards $ en croissance économique.

Le but ultime des négociations climatiques de l'ONU est de stabiliser les quantités de gaz à effet de serre à un niveau qui limiterait le réchauffement climatique à deux degrés Celsius par rapport à la moyenne pré-industrielle.

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