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Le nouveau roi d'Arabie saoudite assure sa succession

23/01/2015 07:35 EST | Actualisé 25/03/2015 05:12 EDT

RIYAD, Arabie saoudite - Le nouveau roi d'Arabie saoudite s'est empressé vendredi de nommer le ministre de l'Intérieur du pays au poste de prince héritier adjoint, tout en profitant d'un discours télévisé à travers le pays pour promettre de poursuivre les politiques de ses prédécesseurs.

Le roi Salmane bin Abdul-Aziz Al Saud a pris ces mesures au moment où ce riche pays pétrolier sunnite pleure la mort du roi Abdallah, qui est décédé tôt vendredi à l'âge de 90 ans après près de 20 ans au pouvoir.

Le décret du roi Salmane signifie que le prince Mohammed bin Nayef occupe dorénavant le deuxième rang dans la ligne de succession au trône, derrière le prince héritier Muqrin. Mohammed est le fils du frère de Salmane, Nayef.

Tout comme son père Nayef, qui jouissait d'un pouvoir immense au moment de sa mort en 2012, Mohammed dirige le puissant ministère de l'Intérieur qui supervise notamment les activités de la police.

Le roi Salmane a également nommé vendredi son fils, le prince Mohammed, au poste de ministre de la Défense. Le prince, qui est âgé d'une trentaine d'années, dirigeait la cour royale de son père quand celui-ci était prince héritier et compte parmi ses fils préférés.

Le nouveau roi de 79 ans avait récemment assumé les responsabilités du roi Abdallah, son demi-frère, dont la santé déclinait.

Le roi Abdallah devrait être inhumé au cours des prochaines heures, après ses funérailles à la mosquée Imam Turki bin Abdallah, à Riyad.

Le prince Salmane arrive au pouvoir à un moment où le royaume musulman ultraconservateur est confrontée à une population de plus en plus jeune — plus de la moitié des 20 millions d'habitants du pays ont moins de 25 ans — qui se cherche des emplois et qui teste les limites de la liberté d'expression en ligne, où les critiques de la famille royale foisonnent.

La santé de Salmane en inquiète certains. Le roi a subi au moins un accident vasculaire cérébral qui le prive d'une certaine mobilité dans son bras gauche.

Par ailleurs, les militants islamiques et leur partisans se sont réjouis vendredi de la mort du roi Abdallah, qu'ils ont qualifié de «valet» des Américains qui complotait avec l'Occident pour tuer des musulmans. Le roi Abdallah combattait les djihadistes d'Al-Qaïda depuis au moins dix ans.

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