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Affaire Amanda Lang : CBC/Radio-Canada bannit les apparitions payées de ses journalistes

23/01/2015 10:14 EST | Actualisé 23/01/2015 10:15 EST
CBC

Dans la foulée d'allégations de conflits d'intérêts contre sa journaliste économique-vedette Amanda Lang, CBC/Radio-Canada a déclaré qu'elle « n'approuvera plus aucune apparition rémunérée de son personnel journalistique. »

Le directeur général de l'information à Radio-Canada, Michel Cormier, explique qu'il « est difficile d'assurer que ce type d'activité n'entraîne pas de conséquences négatives pour l'entreprise. »

« Le public s'attend à plus de transparence de la part des institutions et des médias, et les activités extérieures rémunérées de nos journalistes constituent une pratique moins acceptable pour nos auditoires. »

— Michel Cormier, directeur général de l'information, Radio-Canada

Pour sa part, la Guilde canadienne des médias, le syndicat qui représente les employés de la CBC, affirme qu'il s'agit d'un « dangereux précédent », qui viole la convention collective de ses membres.

« La direction de CBC/Radio-Canada dispose déjà des outils dont elle a besoin pour éviter toute situation de conflit d'intérêts », soutient la Guilde, qui souligne que la convention collective permet les apparitions rémunérées de journalistes lors de congrès, notamment, mais tout en spécifiant que ces activités extérieures doivent être approuvées au préalable par la direction.

Amanda Lang se défend

De son côté, la reporter économique Amanda Lang nie « catégoriquement », dans une lettre ouverte ce matin, avoir tenté d'empêcher la diffusion en 2013 d'un reportage de la CBC qui critiquait la Banque Royale, de qui elle avait reçu indirectement de l'argent pour des apparitions à des congrès et alors que son conjoint faisait partie du conseil d'administration de la Banque.

« À mon avis, le reportage n'était pas fondé et reflétait une incompréhension de la situation. »

— Amanda Lang, reporter économique de la CBC

Le reportage en question portait sur le remplacement de 45 employés du service informatique de la Banque Royale par des travailleurs étrangers.

Tout en défendant son intégrité, Amanda Lang admet, toutefois, dans le Globe and Mail, ce matin, qu'elle « aurait dû dévoiler » à l'époque sa relation amoureuse avec un dirigeant de la Banque.

Elle « appuie » la nouvelle politique de CBC/Radio-Canada interdisant les apparitions payées, affirmant que le diffuseur public a une « obligation spéciale d'être au-dessus de tout reproche ».

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