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Sorti de l'ombre, Korver est devenu un maillon important pour les Hawks

22/01/2015 07:57 EST | Actualisé 24/03/2015 05:12 EDT

ATLANTA - Kyle Korver a passé la majorité de sa carrière à patrouiller l'extérieur de la ligne de trois points, à vouloir se libérer pour obtenir un bon tir de longue distance.

Mais ce qu'on découvre ces derniers temps, c'est qu'il a bien plus que ça à offrir.

À 33 ans, Korver se révèle un maillon important de l'équipe la plus surprenante de la NBA, les Hawks d'Atlanta, qui dominent l'Est avec une fiche de 35 et 8.

De quoi à surprendre beaucoup de monde, incluant lui-même.

«Il y a beaucoup de choses qui ont convergé, a dit Korver. J'ai beaucoup appris de mes saisons précédentes, où j'ai joué pour de très bons entraîneurs. Je n'étais peut-être pas aussi souvent sur le terrain, mais j'essayais quand même de tout absorber et de m'améliorer.»

Korver est encore un as des tirs de trois points, mais il apporte aussi des écrans convaincants, une solide présence sous le panier, des passes précises et de la ténacité en défense.

«Je n'étais pas certain de tous ses atouts dans les deux sens du jeu, a dit l'entraîneur Mike Budenholzer, dont le club a égalé une marque d'équipe avec 14 gains de suite. Il aime passer et faire des écrans. Peu importe dans quel aspect, c'est un gars qui n'est pas du tout égoïste dans son style de jeu.»

Korver convertit près de 52 pour cent de ses tirs en jeu continu, plus de 53 pour cent de ceux de trois points et 92 pour cent de ses lancers francs.

Steve Kerr est le seul joueur de l'histoire avec ce trio 50-50-90, en 1995-96 avec les Bulls, mais il n'était pas un joueur partant comme Korver.

Korver lui-même a été réserviste pendant la majorité de sa carrière, quittant le banc dans 554 matches sur 664, à ses neuf premières saisons dans la ligue.

Ce n'est qu'après son échange des Bulls aux Hawks, en juillet 2012, qu'il a trouvé un club qui allait l'apprécier à sa juste valeur.

Quand Budenholzer a pris les commandes d'Atlanta à compter de 2013-14 en amenant la philosophie des Spurs, axée sur le jeu en équipe, c'est là ou Korver a commencé à vraiment s'épanouir.

Il a obtenu un essai avec l'équipe nationale l'été dernier; il n'a pas été retenu, mais de vivre cette expérience lui a donné beaucoup de confiance.

Un de ses coéquipiers, Paul Millsap, a dit que le talent a toujours été là chez Korver, et qu'il avait seulement besoin qu'on lui donne sa chance.

Les deux avaient déjà joué ensemble pendant près de trois ans pour le Jazz, avec qui Korver n'a amorcé que deux matches sur 180.

«Dans le passé, on lui demandait de rester dans le coin et d'attendre l'occasion de tirer, a dit Millsap. Ici, il a plus de liberté pour fabriquer des jeux.»

Et même faire des «dunks». Mercredi, l'athlète de six pieds sept a réussi son premier fait saillant du genre en près de deux ans, dans la victoire de 110-91 face aux Pacers.

Il a eu l'impression d'avoir sauté amplement assez haut, mais en regardant la reprise chez lui, avec sa femme, il a réalisé qu'il a plutôt sauté à peine assez haut.

«Je pensais être pas mal haut, a dit Korver. Ma femme était plutôt du genre, 'C'est vraiment une bonne chose que tu sois bon dans ce que tu fais d'habitude'.»

Et cela fait amplement le bonheur des Hawks.

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