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Raif Badawi: la flagellation encore reportée pour raisons médicales

22/01/2015 07:13 EST | Actualisé 22/01/2015 07:58 EST
Ryan Remiorz/The Canadian Press
Ensaf Haidar, left, wife of blogger Raif Badawi, takes part in a rally for his freedom, Tuesday, January 13, 2015 in Montreal. Badawi was sentenced last year to 10 years in prison, 1,000 lashes and a fine of one million Saudi Arabian riyals (about $315,000 Cdn) for offences including creating an online forum for public debate and insulting Islam.THE CANADIAN PRESS/Ryan Remiorz

La flagellation pour "insulte à l'islam" du blogueur saoudien Raef Badaoui, qui a soulevé une vague d'indignation dans le monde, doit de nouveau être reportée vendredi sur avis d'une commission médicale, a indiqué jeudi Amnesty International.

"La flagellation prévue de Raef Badaoui doit être reportée vendredi après qu'une commission médicale a estimé (jeudi) qu'il ne pouvait pas subir de coups de fouet pour des raisons de santé", a affirmé l'ONG dans un communiqué.

M. Badaoui, 31 ans, a été condamné en novembre à dix ans de prison, une amende de 1.000 riyals (266.000 dollars) et 1.000 coups de fouet répartis sur 20 semaines. Il avait reçu ses premiers 50 coups de fouets le 9 janvier devant une mosquée de Jeddah (ouest de l'Arabie saoudite).

La semaine dernière, la suite de sa flagellation avait été reportée car les plaies des premiers coups de fouet n'avaient pas suffisamment cicatrisé, selon son épouse et Amnesty International.

L'épouse du blogueur, Ensaf Haidar, avait indiqué à l'AFP la semaine dernière avoir appris que le cas de Raef Badaoui avait été "renvoyé par le Tribunal royal à la Cour suprême il y a presque un mois", ce qui pourrait ouvrir la voie à un appel.

Selon Amnesty, la commission médicale, composée de huit médecins, a examiné Raef Badaoui jeudi dans un hôpital de Jeddah et conclu qu'il ne pouvait pas recevoir de nouveaux coups de fouet.

"Mais il n'y a aucun moyen de savoir si les autorités saoudiennes vont ignorer cet avis médical et ordonner la poursuite de la flagellation", écrit dans le communiqué Saïd Boumedouha, directeur adjoint d'Amnesty pour le Moyen-Orient et l'Afrique du nord.

Amnesty International a appelé à la libération immédiate et inconditionnelle de Raef Badaoui "au lieu de continuer à le harceler en faisant durer son épreuve".

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