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Otages: le gouvernement japonais commence à manquer de temps

22/01/2015 08:06 EST | Actualisé 24/03/2015 05:12 EDT

TOKYO - Le gouvernement japonais a répété jeudi qu'il fait tout en son pouvoir pour obtenir la libération des deux otages détenus par le groupe armé État islamique.

Une vidéo mise en ligne plus tôt cette semaine par les djihadistes réclame le versement, possiblement d'ici vendredi, d'une rançon de 200 millions $ US pour épargner la vie des deux hommes.

Le porte-parole gouvernemental Yoshihide Suga affirme que le gouvernement met tout en oeuvre pour communiquer avec les militants. Toutefois, le Japon n'entretient pas de relations diplomatiques importantes avec le Moyen-Orient et ses diplomates ont tous quitté la Syrie depuis le début de la guerre civile dans ce pays.

Ko Nakata, un expert en loi islamique qui a déjà enseigné à l'université Doshisha de Kyoto, a offert publiquement d'agir comme intermédiaire entre le gouvernement et les djihadistes. Il a notamment proposé le versement de 200 millions $ US en aide humanitaire à la Société du Croissant-Rouge, pour venir en aide aux habitants des régions contrôlées par le groupe État islamique.

Le journaliste japonais Kosuke Tsuneoka, qui a été retenu en otage en Afghanistan en 2010, a lui aussi offert de communiquer avec les djihadistes, avec M. Nakata.

On ne sait toutefois pas si les deux hommes seraient autorisés à se rendre en Syrie, puisqu'ils sont soupçonnés d'avoir aidé un étudiant japonais qui voulait joindre les rangs des djihadistes.

M. Nakata affirme d'ailleurs que la surveillance policière dont il fait l'objet l'empêche de communiquer avec Oumar Grabar, qu'il prétend être le porte-parole du groupe État islamique.

M. Suga n'a pas directement réagi à l'offre d'intercession de MM. Nakata et Tsuneoka, se contentant de dire que le gouvernement examinera toutes les options possibles pour sauver les deux otages.

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