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Yémen: une entente est conclue entre le président et les rebelles

21/01/2015 08:05 EST | Actualisé 23/03/2015 05:12 EDT

SANAA, Yémen - Des rebelles chiites, et le président yéménite qui aurait été tenu captif dans sa résidence, ont finalement conclu une entente, mercredi, pour mettre fin aux violences des derniers jours.

L'agence de presse officielle de l'État a rapporté que le président Abed Rabbo Mansour Hadi, un allié des États-Unis, avait promis aux Houthis qu'ils auraient leur mot à dire dans les affaires publiques du pays arabe. Les rebelles ont quant à eux accepté de retirer leurs troupes de la résidence présidentielle et de libérer un conseiller du chef d'État qu'ils avaient capturé dans les derniers jours.

La conclusion de l'accord, survenu en fin de soirée, ne permet toutefois pas de savoir vraiment qui dirigera le pays. Les États-Unis considèrent que M. Hadi est un allié important dans la lutte contre la branche locale d'Al-Qaïda.

En vertu de l'entente, les rebelles pourront amender la constitution et accroître leur représentation au Parlement et dans les institutions de l'État, selon l'agence SANA. Les résidants du sud du pays auraient aussi plus de leurs représentants dans la capitale.

Par ailleurs, les Houthis pourront réviser un document constitutionnel préliminaire. La commission chargée de la rédiger avait proposé la création d'une fédération de six régions, ce qu'avaient rejeté les rebelles. Selon l'accord de mercredi soir, le Yémen deviendra vraisemblablement une fédération, mais le nombre de régions n'a pas été précisé.

Même si l'entente entre les deux parties pourrait ramener le calme dans la capitale, elle laisse encore plusieurs enjeux politiques épineux en suspens.

Les Houthis, qui assiègent la capitale depuis le mois de septembre, disent vouloir partager le pouvoir avec leurs opposants, mais certains de leurs détracteurs les accusent de vouloir tout contrôler. On leur reproche aussi leurs présumés liens avec les chiites iraniens, ce qu'ils ont nié à plusieurs reprises.

Certains s'inquiètent que le combat politique entre les deux factions ait pour effet de laisser toute la place à la branche d'Al-Qaïda au Yémen, qui a revendiqué les attentats perpétrés aux locaux du journal satirique Charlie Hebdo, à Paris.

Peu après la conclusion de l'entente, mercredi soir, il semblait y avoir peu de mouvement près de la résidence du président.

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