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Crise au Yémen: 35 morts dans les combats à Sanaa (PHOTOS)

21/01/2015 11:26 EST | Actualisé 21/01/2015 11:26 EST
ASSOCIATED PRESS
Houthi Shiite Yemeni gather while guarding a street leading to the presidential palace in Sanaa, Yemen, Tuesday, Jan. 20, 2015. Yemen's U.S.-backed leadership came under serious threat Monday as government troops clashed with Shiite rebels near the presidential palace and a key military base in what one official called "a step toward a coup." (AP Photo/Hani Mohammed)

Trente cinq personnes ont été tuées et 94 autres ont été blessées dans les combats lundi et mardi à Sanaa entre les miliciens chiites et les forces de sécurité, selon un bilan obtenu mercredi soir auprès de sources médicales et des services de sécurité.

Un précédent bilan a fait état de 18 morts et de dizaines de blessés dans ces combats qui ont vu les miliciens chiites prendre mardi le palais présidentiel, un large complexe situé dans le sud de la capitale.

Les pays du Golfe dénoncent un coup de force

Les six monarchies arabes du Golfe ont apporté mercredi leur soutien au président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi et accusé ses rivaux de la milice chiite d'Ansaruallah d'avoir mené un "coup de force contre le pouvoir légitime" en prenant d'assaut le palais présidentiel.

"Les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) considèrent que ce qui s'est passé mardi au Yémen représente un coup de force contre le pouvoir légitime", indique un communiqué après une réunion extraordinaire à Ryad des ministres des Affaires étrangères du groupe. Le texte apporte le soutien sans faille du CCG à la "légalité constitutionnelle au Yémen représentée par le président" Hadi.

Le président prêt à réunir toutes les forces politiques avec l'ONU

Le chef de l'Etat yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi est prêt à présider une réunion des forces politiques, y compris la milice chiite Ansaruallah, en présence de l'émissaire de l'ONU, a indiqué mercredi une source présidentielle.

Interrogé par l'AFP, un responsable des Nations unies a cependant indiqué que l'émissaire Jamal Benomar n'était pas attendu mercredi dans la capitale yéménite. Il n'a pas précisé sa date d'arrivée.

Une source présidentielle a indiqué à l'AFP qu'une "réunion se tiendrait, mais nous attendons encore que M. Benomar arrive".

En plus de MM. Hadi et Benomar, la rencontre devrait inclure "toutes les parties signataires de l'accord de paix" signé le 21 septembre, après l'entrée des miliciens chiites dans la capitale Sanaa, a ajouté cette source.

M. Hadi a rencontré mercredi dans sa résidence à Sanaa l'un de ses conseillers représentant les milices chiites. Outre ce conseiller, Saleh al-Sammad, le chef de l'Etat a reçu d'autres conseillers et des chefs tribaux, signifiant qu'il assume la charge présidentielle.

L'ex-président Saleh a demandé des élections anticipées

L'ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh a adressé il y un mois une lettre à l'actuel chef de l'Etat Abd Rabbo Mansour Hadi demandant des élections anticipées pour sortir le pays de la crise, a révélé mercredi son parti.

La lettre, diffusée sur le site internet du Congrès populaire général (CPG), toujours dirigé par M. Saleh, demande à M. Hadi d'"organiser des élections présidentielle et législatives anticipées pour sortir le pays de la crise".

La missive conseille à M. Hadi de "rétablir l'autorité de l'Etat", d'"écarter de mauvais conseillers" et affirme que ni M. Saleh, ni son fils Ahmed "n'ont aucun intérêt à se disputer avec lui".

M. Saleh garde une forte influence politique dans le pays mais a fait l'objet de sanctions de l'ONU et des Etats-Unis pour ses "tentatives de compromettre la paix et la stabilité au Yémen".

Il est soupçonné de soutenir en coulisse les miliciens chiites qui ont pris d'assaut mardi le palais présidentiel à Sanaa.

Le CPG a aussi indiqué soutenir les demandes formulées par le chef de la milice chiite, Abdel Malek al-Houthi au cours d'un discours mardi.

Celui-ci a notamment demandé un nouveau projet de Constitution après avoir rejeté une mouture prévoyant un Etat fédéral de six régions. Cette formule conduirait à "démembrer le pays", a affirmé M. Houthi.

Ali Abdallah Saleh a été président pendant 33 ans avant de céder le pouvoir à M. Hadi sous la pression de la rue en 2012.

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