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Un cas d'Ebola suspect mais à faible risque sous surveillance dans Lanaudière

20/01/2015 04:26 EST | Actualisé 22/03/2015 05:12 EDT

MONTRÉAL - La Direction de la santé publique de Lanaudière a placé sous surveillance, mardi, une personne que l'on qualifie de «cas suspect mais à faible risque» d'Ebola.

Il s'agit d'une personne qui a séjourné dans un des pays d'Afrique qui sont touchés par le foudroyant virus.

Cette personne est revenue d'Afrique le 4 janvier et les symptômes sont apparus ce mardi, soit 16 jours après son retour, ce qui réduit considérablement les probabilités d'infection, selon ce qu'a expliqué la directrice de la santé publique de Lanaudière, la docteure Muriel Lafarge, en entrevue avec La Presse Canadienne.

«Habituellement, l'incubation est de sept à 10 jours, mais le plan de surveillance des personnes qui reviennent de ces pays va jusqu'à 21 jours, pour ne prendre aucun risque. Donc, elle est considérée vraiment à risque faible», a indiqué la docteure Lafarge.

D'ailleurs, cette personne, dont les autorités refusent de préciser s'il s'agit d'un homme ou d'une femme, qui a été placée sur la liste de surveillance dès son retour, n'a jamais été considérée comme un grand risque, a-t-elle précisé.

«À son arrivée au pays, elle était aussi considérée à risque faible. Ça dépend de l'exposition dans les pays concernés», a expliqué Mme Lafarge, soulignant qu'elle n'avait pas été dans des zones où elle aurait pu être exposée au virus de l'Ebola.

On lui avait demandé de prendre sa température deux fois par jour et d'aviser les autorités de toute variation et tout indique que le plan de surveillance a bien fonctionné.

«Elle a appelé la Direction de la santé publique tel que demandé, dès que les symptômes sont apparus (mardi). Elle présente de la fièvre et des diarrhées, c'est pour cela qu'on vérifie. Elle a été aussitôt référée dans un centre hospitalier pour la validation du diagnostic», a précisé la docteure Lafarge.

Cette personne a donc été hospitalisée dans un établissement de la région, où les protocoles prévus ont été mis en place.

Les autorités sanitaires attendent maintenant les résultats des analyses requises dans une telle situation.

Il s'agit du sixième cas suspect à être signalé au Québec. Tous les cas précédents se sont avérés négatifs. Les trois premiers cas, survenus en septembre, avaient tous été signalés dans la région de Montréal. Les deux suivants avaient été signalés en octobre, l'un dans les Laurentides et l'autre en Abitibi-Témiscamingue.

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