NOUVELLES

REER vs CELI: lequel choisir?

06/02/2014 04:06 EST | Actualisé 20/01/2015 11:15 EST
Anthony Lee via Getty Images

Le REER a la cote lorsque vient le temps d’épargner pour nos beaux jours. Pourtant, bon nombre de contribuables auraient tout avantage à jeter un œil du côté des CELI, des petits nouveaux sur le marché depuis cinq ans. Voici quelques aspects à considérer pour démêler ces deux outils d'épargne et savoir lequel vous convient le mieux.

Cotisations et dates limites

D’entrée de jeu, il faut savoir que la cotisation maximale à un compte d'épargne libre d'impôt (CELI) est de 5500 $ annuellement et le contribuable peut s’en procurer un quand bon lui semble durant l’année. Quant au régime enregistré d’épargne-retraite (REER), le plafond a été fixé à 18 % du revenu gagné l'année précédente, jusqu'à concurrence de 24 270 $ pour l'année 2014, 24 930 $ pour 2015 et 25 370 $ pour 2016.

Taux d’imposition : le facteur clé

Le régime enregistré d’épargne-retraite (REER) a pour principal avantage de vous permettre d'accumuler des économies à l'abri de l'impôt, mais surtout, de diminuer votre revenu imposable au moment de la cotisation. Vous bénéficiez sur-le-champ d’une économie d’impôt, mais en contrepartie, vous en paierez lorsque vous encaisserez votre REER.

Avec le compte d'épargne libre d'impôt (CELI), c’est le contraire. Vous ne bénéficiez pas de déductions fiscales au moment de votre cotisation. Toutefois, lorsque vous déciderez d’encaisser l’argent qui aura fructifié dans votre CELI, vous ne paierez pas d’impôt sur vos gains.

La règle à retenir

Un REER est préférable si vous prévoyez que votre taux d’imposition sera inférieur au moment du retrait (ce qui est souvent le cas au moment de la retraite), tandis qu’un CELI est tout indiqué si votre taux d’imposition risque d’être plus élevé lorsque vous encaisserez vos économies.

Même si les revenus sont généralement moindres au moment de la retraite —ce qui fait chuter le taux d’imposition— l’ensemble des prestations et crédits d'impôt auxquels vous avez droit (comme la rente de retraite du RRQ et la pension de la Sécurité de la vieillesse) peuvent faire grimper vos revenus imposables.

Flexibilité vs tranquillité d’esprit

Côté flexibilité, le CELI remporte sans contredit la palme! Le titulaire d’un CELI peut décider de retirer des sommes quand bon lui semble, sans pénalités fiscales. De plus, les économies contenues dans le CELI peuvent servir à garantir un emprunt.

Quant aux REER, si l’objectif est d’épargner en vue de votre retraite, il est un outil de choix. Vous serez probablement moins tenté de piger dans votre bas de laine avec un REER, car vous aurez à payer des pénalités fiscales si vous l’encaissez avant votre retraite. Un dissuasif de taille qui laissera vos épargnes intactes !

À qui s’adresse le CELI ?

Le CELI est un outil d’épargne qui convient très bien aux étudiants ou jeunes professionnels en début de carrière qui n’ont pas beaucoup d’impôt à payer. Lorsque leurs revenus grimperont, ils pourront se doter d’un REER et y transférer l’argent contenu dans leur CELI.

Le compte d’épargne libre d’impôt convient également aux professionnels qui ont cotisé au maximum à leur REER et qui veulent épargner davantage en vue de leur retraite.

Enfin, c’est aussi un outil d’épargne tout indiqué pour les personnes à faible revenu qui ne paient pas beaucoup d’impôt, particulièrement celles qui toucheront des suppléments de revenu ou autres prestations durant leur retraite. Avec un REER, elles verraient leurs revenus augmenter et risqueraient par conséquent de voir leurs prestations être amputées. Avec un CELI, elles auront l’esprit tranquille puisque leur cagnotte ne sera pas imposable.

INOLTRE SU HUFFPOST

Les maisons les plus chères du Canada (février 2014)
Le Top 10 des plus belles routes panoramiques des États-Unis