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REER: comment économiser, selon votre âge

10/02/2014 09:48 EST | Actualisé 11/01/2016 02:13 EST
Chris Ryan via Getty Images

Chaque année, mars sonne la fin de la période pour cotiser à son épargne-retraite. Que vous ayez 30, 40, 50 ou 60 ans, voici quelques conseils d’épargne tandis que la saison des REER bat encore son plein.

À 30 ans : pas trop tôt pour commencer

Au début de la trentaine, vous amorcez à peine votre carrière et avez parfois encore des dettes d’études à rembourser, alors l’idée d’épargner peut rebuter. «Commencez à en mettre de côté, même si c’est peu», recommande néanmoins le conseiller en placement Charles Paiement, de la Financière Banque Nationale.

«Il n’y a pas de trop petit montant pour commencer», note pour sa part la directrice générale d’Option consommateurs, Caroline Arel. Ne vous laissez pas intimider par les experts qui vous exhortent d’épargner 10% de votre salaire, insiste Mme Arel. Vous n’avez que 20$ par paie à consacrer à l’épargne? C’est déjà un début!

Sur son site web, la Financière Banque Nationale souligne qu’un des principaux avantages à épargner tôt, «c’est le fait d’exposer ses placements aux marchés pour une longue période». Sachant que les marchés sont moins volatils à long terme, un contribuable qui commencera à préparer sa retraite à 30 ans pourra bénéficier de cet avantage.

À 40 ans : on épargne au maximum

«C’est durant ces années que vous devriez être en mesure d’accélérer votre épargne REER», souligne Charles Paiement.

Avec l’aide d’un conseiller financier, bâtissez-vous un plan de retraite en déterminant d’abord à quel âge vous voulez arrêter de travailler et quel montant vous aurez besoin pour vos vieux jours. Un expert vous aidera à envisager les bonnes stratégies de placement pour votre situation, en simulant des projections de revenu de retraite à court, moyen et long termes.

Vous avez des enfants? Songez tout de suite à investir dans un régime enregistré d’épargne-études (REEE), un outil de choix pour faire fructifier vos économies à l'abri de l'impôt. Les retraits seront imposables, mais puisque c’est le bénéficiaire du REEE qui encaissera les gains (alors qu’il sera aux études), ses revenus seront probablement peu élevés.

À 50 ans : on corrige le tir et on garde le cap

Idéalement, vous devriez avoir terminé de payer votre propriété et redoubler d’efforts pour épargner. Selon Caroline Arel, à l’approche de la soixantaine, le ratio entre le paiement des dettes et l’épargne devrait pencher du côté de l’épargne.

C’est aussi le moment de réévaluer le plan de retraite que vous vous étiez fixé quelques années plus tôt. «Faites les ajustements nécessaires à vos cotisations pour bénéficier de vos plus beaux jours», note M. Paiement. On conseille généralement de prévoir des revenus de retraite qui équivalent à 70% du revenu moyen de vos dernières années de vie active.

Si vous n’avez pas mis suffisamment d’argent en vue de votre retraite, c’est le temps de corriger le tir, quitte à emprunter pour maximiser vos cotisations REER.

60 ans : stratégies à l’heure de la retraite

La soixantaine marque pour la plupart des gens le début de la retraite. À ce stade, il vous faut établir, avec l’aide d’un expert, la priorité de décaissement de vos revenus de façon à minimiser l’impôt à payer.

Les experts s’entendent généralement pour dire qu’il vaut mieux encaisser d’abord les économies qui fructuent à l’extérieur des régimes enregistrés (soit les placements et autres obligations pour lesquels vous avez déjà payé de l’impôt). Vous pourrez par la suite retirer vos CELI (dont les retraits sont non imposables), pour finalement vous attaquer à vos REER.

« Si vous avez fait votre travail au cours des 60 dernières années, vous n’avez pas à vous faire de souci!», conclut Charles Paiement.

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