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Le procès de l'auteur de la tuerie d'Aurora s'est amorcé au Colorado

20/01/2015 05:53 EST | Actualisé 22/03/2015 05:12 EDT

CENTENNIAL, États-Unis - Le procès de James Holmes, l'auteur du massacre ayant coûté la vie à 12 personnes dans un cinéma du Colorado en juillet 2012, s'est amorcé par la sélection du jury, mardi.

Dans un premier temps, le juge Carlos Samour, qui préside le procès, devait entendre 9000 candidats-jurés mais la liste a été réduite à 7000. Certaines sommations n'ont pu être remises à des candidats tandis que d'autres personnes ont immédiatement été libérées. Cette première étape du procès pourrait s'étendre jusqu'en juin.

Mardi, le juge a expliqué la procédure aux jurés potentiels. Il leur a ensuite remis un formulaire qui lui permettra de déterminer s'ils devront revenir devant lui.

Certains candidats lisaient un livre ou un journal, d'autres regardaient leur cellulaire en attendant d'être fouillés une deuxième fois dans le corridor.

L'accusé portait des pantalons khakis, un chandail bleu aux rayures blanches et un veston bleu. Il avait coupé ses cheveux.

Le jury devra déterminer si Holmes est criminellement responsable de la mort des 12 personnes qu'il a tuées. Il devra aussi déterminer s'il devra être puni de la peine de mort.

James Holmes fait face à 160 chefs d'accusation de meurtres et tentatives de meurtres pour l'attentat qui a fait 12 morts et 70 blessés dans un cinéma Aurora le 20 juillet 2012.

Il a plaidé non coupable aux accusations pesant contre lui, plaidant la folie. Ses avocats ont reconnu qu'il était le tireur mais plaident qu'il vivait un épisode psychotique au moment de la tuerie.

Au Colorado, la loi définit l'aliénation mentale, au sens criminel du terme, comme l'incapacité à distinguer le bien et le mal en raison d'un esprit malade ou défaillant. La loi stipule de façon spécifique que la dépravation, une inclinaison morale ou la passion causée par la colère, la haine ou d'autres émotions ne peuvent être considérées comme de l'aliénation mentale.

L'accusé a été examiné par un psychiatre de l'État mais les résultats de cette consultation n'ont pas été dévoilés. Les procureurs se sont objectés à cette évaluation et ont persuadé un juge d'ordonner un deuxième examen dont les résultats ont été contestés par la défense.

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