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La jeune Autochtone qui avait interrompu sa chimiothérapie est décédée d'un AVC

20/01/2015 01:14 EST | Actualisé 22/03/2015 05:12 EDT

Une jeune Ontarienne de onze ans qui avait mis fin à ses traitements de chimiothérapie contre la leucémie pour se tourner vers la médecine traditionnelle autochtone est décédée des suites d'un accident vasculaire cérébral (AVC) lundi matin, a indiqué sa famille.

Dans un communiqué transmis à l'hebdomadaire autochtone Two Row Times, les parents de Makayla Sault indiquent que la jeune fille était «sur la voie de la guérison» après «les durs effets secondaires» de 12 semaines de chimiothérapie. Mais ils soutiennent que ce traitement conventionnel contre le cancer avait causé «des dommages irréversibles à son coeur et ses organes vitaux», ce qui a provoqué un AVC dimanche.

Makayla Sault avait écrit une lettre l'an dernier pour demander que l'on mette fin aux traitements de chimiothérapie, qui étaient en train de «la tuer», selon elle. Elle avait indiqué qu'elle savait que ce qu'elle avait pouvait l'emporter, mais qu'elle ne voulait pas mourir «à l'hôpital, en chimiothérapie, faible et malade.»

Les Sault sont de la collectivité de la première nation mississauga de New Credit, près de Brantford.

Un autre cas semblable en Ontario s'est retrouvé devant un juge, l'automne dernier, lorsque l'hôpital pour enfants McMaster, de Hamilton, a demandé au tribunal de forcer une fille de onze ans à reprendre ses traitements de chimiothérapie. Le tribunal a estimé que la mère de la jeune fille avait le droit de la soigner en ayant recours à la médecine traditionnelle autochtone. Sa mère l'a emmenée en Floride pour recevoir des soins dits «alternatifs».

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