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L'Union européenne veut s'unir aux pays arabes pour combattre le terrorisme

19/01/2015 05:55 EST | Actualisé 21/03/2015 05:12 EDT

BRUXELLES - L'Union européenne souhaite s'unir avec les pays arabes pour lutter contre le terrorisme, notamment en augmentant la coopération entre les États et en partageant davantage de renseignements.

La haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères Frederica Mogherini a souligné lundi qu'une alliance était nécessaire, alors que l'Europe a été secouée, dans les dernières semaines, par des attaques meurtrières qui ont mené à de nombreuses arrestations.

Mme Mogherini s'est d'ailleurs entretenue avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Elaraby, avant de rencontrer les ministres des Affaires étrangères des pays européens. Les dirigeants européens se préparent à un sommet, en février, où la question du terrorisme sera centrale.

Plusieurs ministres européens ont insisté sur l'importance de travailler avec les pays musulmans, plutôt que de les blâmer pour les problèmes.

Le ministre des Affaires étrangères britannique Philip Hammond a expliqué que l'Europe devait continuer à travailler de concert avec ces pays qui sont en «première ligne».

Son homologue belge a quant à lui rappelé que le partage d'information entre tous ces intervenants avait permis l'arrestation de suspects qui se préparaient, selon les autorités du pays, à commettre une attaque terroriste la semaine dernière.

«Nous devons échanger des informations en Europe et à l'extérieur pour suivre vraiment ce qui se passe et empêcher toutes les attaques qui se préparent sur notre territoire», a indiqué Didier Reynders.

Au cours de la fin de semaine, la Belgique a déployé ses soldats pour protéger plusieurs édifices publics. Jeudi dernier, à Verviers, les forces de l'ordre avaient abattu deux suspects dans le cadre du démantèlement d'un réseau de présumés terroristes.

La sécurité était particulièrement renforcée alors que les ministres européens se rencontraient près des bureaux du Conseil européen, à Bruxelles, lundi.

Plusieurs ministres ont d'ailleurs souligné qu'il n'existait pas de solution facile et rapide au problème des combattants étrangers. Certains ont plaidé qu'il fallait d'abord résoudre les conflits en Syrie et en Irak.

«À long terme, c'est ce qui assurera la stabilité et la sécurité dans la région, puisqu'on se concentre sur les causes profondes du terrorisme et de la radicalisation», a expliqué la ministre suédoise Margot Wallstroem.

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