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Les soldats canadiens croisent le fer avec le groupe État islamique (VIDÉO)

19/01/2015 06:05 EST | Actualisé 20/01/2015 02:54 EST

Un accrochage dans le nord de l'Irak a opposé récemment des forces spéciales canadiennes à des combattants du groupe État islamique, dont au moins deux ont été abattus lors du premier engagement au sol révélé entre la coalition internationale et le groupe jihadiste.

Les commandos canadiens se trouvaient sur le front afin de préparer de futurs bombardements contre le groupe État islamique lorsqu'ils ont dû essuyer un feu nourri, a expliqué lundi l'état-major canadien, plaidant le droit à "l'autodéfense". L'incident s'est produit au cours des sept derniers jours.

Comme la France, le Canada a déployé des avions de chasse et des forces spéciales en Irak, tout en insistant sur le fait que ces soldats servaient à la formation des troupes de Bagdad et des milices kurdes.

Les forces spéciales canadiennes étaient présentes au nord de l'Irak pour y rencontrer de haut-gradés de l'armée irakienne lorsqu'ils ont été pris à partie. Après avoir déterminés ensemble les prochaines cibles des attaques aériennes, les soldats canadiens ont avancé vers la ligne de front "pour confirmer les plans et visualiser ce dont ils avaient discuté sur une carte", a expliqué lundi à la presse le général Michael Rouleau, commandant des forces d'opérations spéciales du Canada.

Or, une fois arrivés sur zone, "ils ont immédiatement essuyé des tirs de mortier et le feu de mitrailleuses", a indiqué l'officier. Les tireurs d'élites canadiens ont aussitôt été autorisés à répliquer par leur commandement. "Ils ont neutralisé les deux menaces", a-t-il ajouté sans plus de détails, relevant qu'aucun Canadien n'a été blessé dans cet accrochage.

"Le fait que nous ayons eu un échange de coups de feu avec l'EI ne signifie pas que cela soit devenu une mission de combat", a estimé le chef des forces spéciales. "Je ne considère pas cela comme une escalade", a abondé Jonathan Vance, commandant interarmées du Canada.

Ennemi stoppé

Le Parlement canadien a approuvé en octobre pour six mois une mission de combat de ses forces armées contre le groupe État islamique, tout en excluant l'envoi de troupes au sol, hormis les 69 membres des forces spéciales déployés officiellement pour former les armées irakienne et kurde. Six avions de chasse F-18 canadiens ont été envoyés en Irak début novembre et ont effectué 230 sorties jusqu'à présent, a encore indiqué Jonathan Vance.

"L'ennemi a été stoppé pour le moment", a jugé le commandant interarmées du Canada, tout en avertissant que mettre hors d'état de nuire, pour de bon, l'EI en Irak et en Syrie "prendra sans doute de longues années".

Relativement méconnue avant son avancée éclaire l'été dernier en Syrie et en Irak, jusqu'aux portes de la capitale Bagdad, l'organisation radicale État islamique est désormais combattue par un front composé des Etats-Unis, de la France, du Royaume-Uni, du Canada, de l'Australie, du Danemark, de la Belgique ou encore de la Jordanie et du Qatar. Plus d'une soixantaine de pays sont impliqués dans la coalition internationale.

Une rencontre organisée conjointement par le Royaume-Uni et les Etats-Unis doit par ailleurs se tenir jeudi à Londres entre les pays membres de la coalition.

Les discussions porteront essentiellement sur cinq sujets: les combattants étrangers, la campagne militaire contre des cibles de l'EI, ses sources de financement, ses communications stratégiques et l'assistance humanitaire.

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