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Alberta: la femme du policier blessé par balle fait son deuil

19/01/2015 07:45 EST | Actualisé 21/03/2015 05:12 EDT

EDMONTON - Les proches du policier de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) blessé gravement par balle samedi, en Alberta, sont en deuil. Sa femme a révélé lundi qu'ils avaient fait leurs derniers adieux.

«Il sera dans un monde meilleur. Aujourd'hui, nous disons adieu à Dave», a sangloté Shelly MacInnis-Wynn, lors d'une conférence de presse, lundi soir.

David Wynn, âgé de 42 ans, a reçu une balle dans la tête, samedi matin, et il est l'hôpital, depuis, dans un état grave. Les autorités avaient affirmé dimanche que le père de trois enfants n'allait probablement pas survivre.

Mme MacInnis-Wynn a en outre remercié la GRC, la ville de St.Albert — où s'est produit l'incident — et les équipes médicales d'Edmonton, qui soignent M.Wynn depuis samedi. Elle a aussi tenu à saluer les anciens collègues de son mari en Nouvelle-Écosse. Il y travaillait auparavant en tant qu'ambulancier avant de s'enrôler dans la GRC.

La soeur de M. Wynn, Dawn Sephton a quant à elle demandé aux Canadiens de continuer d'appuyer la GRC, «qui fait un travail extraordinaire pour assurer (leur) sécurité».

Le policier Derek Bond a lui aussi été blessé gravement samedi dernier, alors qu'il a été touché à un bras et au torse. Sa convalescence s'annonce longue.

Le tireur, Shawn Rehn, a été retrouvé mort dans une maison à proximité du casino Apex, de St.Albert, où il avait ouvert le feu sur les deux agents de la GRC, qui enquêtaient sur un vol de voiture.

M. Rehn avait un lourd passé criminel, ayant été reconnu coupable pour 57 crimes, selon les documents du ministère de la Justice de l'Alberta. Il a notamment commis de nombreuses voies de fait et des vols depuis les années 1990. Le jour de sa mort, il faisait toujours face à 30 chefs d'accusation, dont une de possession d'arme illégale.

«Vous êtes une personne dangereuse qui avez démontré votre mépris flagrant envers le système de justice criminel, en plus de votre manque de respect pour le public en général», avait écrit la Commission nationale des libérations conditionnelles, en 2006, alors qu'elle avait refusé sa demande.

Six ans plus tard, tout juste avant que M. Rehn quitte la prison, on avait jugé que ses possibilités de réinsertion sociale étaient «faibles».

Le commissaire de la GRC Bob Paulson a précisé que le tireur n'avait pas le droit de posséder des armes. M. Paulson a indiqué qu'une enquête pourrait être ouverte pour découvrir pourquoi M. Rehn était encore en liberté.

«Je suis dans les milieux policiers depuis 30 ans et je n'ai rien vu de semblable», a-t-il lancé, dimanche.

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