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Yémen: deux Français soupçonnés d'être membres d'al-Qaïda sont arrêtés

17/01/2015 11:49 EST | Actualisé 19/03/2015 05:12 EDT

SANAA, Yémen - Deux citoyens français soupçonnés d'être membres du réseau local d'al-Qaïda ont «récemment» été arrêtés, a rapporté le chef de la sécurité du Yémen, le général Ali Hassan al-Ahmadi.

Des responsables de la sécurité, qui ont requis l'anonymat, ont affirmé à l'Associated Press que les arrestations des deux Français avaient eu lieu avant les attentats au Charlie Hebdo à Paris.

Le général al-Ahmadi n'a pas dit s'ils étaient impliqués dans cet attentat. Selon une des sources, des dizaines d'Occidentaux, notamment des Français et autres Européens, appartenant à al-Qaïda étaient présents dans les provinces rurales du Yémen.

Les deux hommes sont accusés de faire partie d'al-Qaïda, qui possède environ 1000 membres au Yémen qui viennent de 11 pays différents.

Également samedi, des rebelles chiites houthis ont enlevé le chef d'État-Major du pays, dans le centre de la capitale, Sanaa.

Les rebelles, qui ont réussi à prendre le contrôle de parties de territoires importantes au Yémen, ont revendiqué la responsabilité de l'enlèvement de Ahmed Awad bin Mubarak.

Dans une déclaration, ils ont expliqué l'avoir enlevé pour empêcher la tenue d'une réunion prévue samedi pour travailler sur une nouvelle constitution et un redécoupage du pays en régions fédérales.

Les rebelles ont affirmé qu'ils ne permettraient pas au projet de loi de ce redécoupage d'être adopté. L'an dernier, ils avaient rejeté une entente de réforme pour diviser le pays en six régions.

D'après les autorités, des hommes armés ont interpellé M. Mubarak et ses deux gardes du corps lorsque leur voiture s'est immobilisée dans le centre de Sanaa.

M. Moubarak, un ancien homme d'affaires de 46 ans, est l'un des politiciens les plus jeunes du Yémen. Il s'est fait connaître durant le soulèvement qui a mené à la démission du président Ali Abdullah Saleh, en vertu d'une entente soutenue par les États-Unis.

Le chef d'État-major est personnellement opposé aux houthis. En octobre dernier, le président l'avait choisi comme premier ministre, mais sa nomination a été écartée après que les houthis s'y sont opposés, prétextant ses liens avec le président.

Par ailleurs, des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Sanaa pour protester contre les rebelles chiites. Ils ont marché jusqu'au ministère de la Défense en scandant : «Révolution contre les houthis! Révolution contre le terrorisme!» À l'ambassade de France au Yémen, d'autres manifestants exprimaient leur colère face aux caricatures de Mahomet dans le Charlie Hebdo, le journal satirique attaqué par des terroristes à Paris il y a dix jours.

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