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Quatre Français sur dix pensent qu'il faut éviter de publier des caricatures de Mahomet

17/01/2015 07:31 EST | Actualisé 17/01/2015 07:33 EST
ASSOCIATED PRESS
A seller of newspapers installs in shelf, several Charlie Hebdo newspapers at a newsstand in Nice southeastern France, Wednesday, Jan. 14, 2015. On front page reading "All is forgiven". Charlie Hebdo's defiant issue is in print, with a caricature of the Prophet Muhammad on the cover and a double-page spread claiming that more turned out Sunday to back the satirical weekly "than for Mass." Twelve people died when two masked gunmen assaulted the newspaper's offices on Jan. 7, including much of the editorial staff and two police. (AP Photo/ Lionel Cironneau)

Plus de quatre Français sur dix (42%) estiment qu'il faut éviter de publier des caricatures du prophète Mahomet, et la moitié (50%) sont favorables à une limitation de la liberté d'expression sur internet, selon un sondage publié dimanche.

Dans ce sondage publié par l'hebdomadaire Le Journal du Dimanche, à une question rappelant que "certains musulmans se sentent blessés ou agressés par la publication de caricatures du prophète Mahomet", 57% répondent qu'il faut "ne pas tenir compte de ces réactions et continuer de publier ce type de caricatures" contre 42% qui pensent qu'il "faut tenir compte de ces réactions et éviter de publier ce type de caricatures" (1% sans opinion).

50% des personnes interrogées se déclarent favorables à "une limitation de la liberté d'expression sur internet et les réseaux sociaux", contre 49% qui n'y sont pas favorables et 1% sans opinion.

81% des sondés sont favorables à "la déchéance de la nationalité française pour les binationaux (personnes ayant une double nationalité) condamnés pour des actes de terrorisme sur le sol français", 68% favorables à "l'interdiction du retour en France de citoyens français que l'on soupçonne d'être allés se battre dans des pays ou régions contrôlés par des groupes terroristes", et également 68% favorables à "l'interdiction de sortie du territoire aux citoyens français soupçonnés de vouloir se rendre dans des pays ou régions contrôlés par des groupes terroristes".

En revanche, 57% ne sont pas favorables à "d'autres interventions militaires françaises en Syrie, au Yémen ou en Libye", et 63% ne sont pas non plus pour "une intensification des opérations militaires françaises en Irak".

Sondage réalisé par téléphone les 16 et 17 janvier auprès d'un échantillon de 1 003 personnes, représentatif de la population française adulte (méthode des quotas).

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