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Manque d'efficacité coûteux à la GRC sur son service d'avions, selon un rapport

17/01/2015 02:48 EST | Actualisé 19/03/2015 05:12 EDT

OTTAWA - La Gendarmerie royale du Canada (GRC) manque d'efficacité concernant sa flotte d'avions puisque ses services sont trop fragmentés au pays, selon une évaluation interne.

Le programme de l'air de la GRC compte 19 sections gérées individuellement et différemment. Les coûts des services de l'air, qui sont par ailleurs nécessaires, selon les auteurs du rapport, étaient évalués à 32,8 millions $ en 2012-2013.

Toutefois, l'analyse conclut que la GRC bénéficierait d'un service pancanadien, dans lequel les opérations seraient coordonnées. On y recommande aussi une meilleure gestion du personnel, notamment concernant les horaires de travail. Les auteurs estiment en outre que le corps policier devrait disposer de plus d'informations afin de dresser un portrait plus complet de son programme.

Le rapport interne, qui propose six recommandations à la direction, n'a pas encore été publié puisqu'il est en voie d'être complété. La GRC diffusera sur son site Internet dès le mois prochain l'analyse complète et la réaction des membres de la direction, selon un porte-parole du service de police, le sergent Greg Cox.

La Presse Canadienne a obtenu les grandes lignes du rapport en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.

Il y a quelques semaines, l'ancien commissaire à l'intégrité du secteur public Mario Dion avait dévoilé que certains pilotes de la GRC à Ottawa avaient modifié des carnets de routes — l'itinéraire, le nombre de passagers et le poids des marchandises — pour décoller avec des avions surchargés. Le corps policier avait rétorqué qu'il s'agissait dans ces cas d'erreurs de calculs.

Depuis 1937, les avions et les hélicoptères de la GRC sont utilisés pour faire des patrouilles dans le nord et dans les régions, pour transporter des employés ou des prisonniers et pour les opérations de recherche.

«Les informations sur le (service) national et les finances doivent être mieux comptabilisées, mieux suivies et mieux rapportées pour saisir davantage les coûts du programme», peut-on lire dans la note interne datant de septembre 2014.

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