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L'ancien directeur du CUSM Arthur Porter sera extradé au Canada

17/01/2015 10:53 EST | Actualisé 19/03/2015 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le Panama a accepté d'extrader Arthur Porter vers le Canada, a confirmé une source sûre à La Presse Canadienne.

Parlant sous le couvert de l'anonymat, cette source a précisé que l'ancien directeur du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), soupçonné de fraudes, pourrait toutefois tenter de retarder son extradition, comme il l'a fait dans le passé.

Arthur Porter aurait néanmoins épuisé tous ses recours, et son retour au Canada ne serait qu'une question de temps. Aucune date n'a encore été fixée.

Des policiers se rendront au Panama pour amener Porter dans une prison montréalaise, en détention préventive.

Pour le criminaliste Jean-Pierre Rancourt, nul doute que le suspect aura de la difficulté à profiter de liberté dans l'attente d'un éventuel procès.

«Ce sont des policiers québécois qui iront le chercher comme on l'a fait dans le cas de (Luka Rocco) Magnotta» a indiqué Me Rancourt. Il comparaîtra, comme le veut la procédure, mais il serait surprenant qu'il obtienne un cautionnement compte tenu qu'il n'est pas revenu de lui-même. Il y aurait danger qu'il tente de s'esquiver» a analysé l'avocat québécois, joint par La Presse Canadienne.

Arthur Porter a été arrêté avec sa femme dans le principal aéroport du Panama en mai 2013. Alors que Pamela Porter est revenue au Canada et a fait face à la justice, M. Porter est demeuré détenu dans une prison panaméenne et ce même s'il combat, selon ses dires, un cancer.

L'homme s'est plaint plusieurs fois de ses conditions de détention «difficiles» au Panama, entre autres dans un livre autobiographique publié récemment avec le concours d'un écrivain ontarien.

Il avait réussi à contester son extradition à quelques reprises. Mais ses dernières démarches auraient échoué cette semaine.

D'après la poursuite, Arthur Porter et l'un de ses aides au CUSM, Yanai Elbaz, auraient obtenu plus de 22 millions $ en pots-de-vin versés par d'anciens dirigeants de SNC-Lavalin pour rafler le contrat du nouvel hôpital anglophone de Montréal.

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