NOUVELLES

Discours sur l'état de l'Union: Obama proposera d'imposer davantage les riches

17/01/2015 09:36 EST | Actualisé 19/03/2015 05:12 EDT

WASHINGTON - Lors du traditionnel discours sur l'état de l'Union, le président américain Barack Obama proposera au Congrès d'augmenter les impôts des Américains les mieux nantis et d'utiliser ces revenus pour aider la classe moyenne.

La Maison-Blanche a publié des éléments importants de l'allocution que prononcera le président Obama devant les élus américains mardi prochain. Les représentants et les sénateurs devraient donner leur accord à une telle hausse d'impôts pour qu'elle soit promulguée.

Les membres du Congrès ont précédemment rejeté la possibilité de revoir la fiscalité pour réinvestir les montants dans les infrastructures routières.

Modifications sur l'impôt

Plus précisément, M. Obama voudrait abolir des avantages fiscaux sur les successions, qui coûteraient actuellement des centaines de milliards de dollars au gouvernement.

Il propose aussi d'augmenter le taux d'imposition sur les gains en capital pour les ménages dont les revenus dépassent les 500 000 $ à 28 pour cent — le niveau auquel il était sous le président républicain Ronald Reagan. L'administration Obama avait déjà augmenté ce taux d'imposition de 15 à 23,8 pour cent.

Finalement, le président souhaiterait réclamer une commission aux grandes sociétés financières dont les actifs sont évalués à plus de 50 milliards $. L'idée avait été lancée précédemment dans la réforme fiscale du représentant républicain David Camp, qui était alors président du Comité de la Chambre des voies et moyens sur les impôts.

Ces trois nouvelles mesures pourraient rapporter 320 milliards $ sur dix ans, selon les évaluations de l'administration.

Investir dans la classe moyenne

Avec ces nouveaux milliards disponibles, le président accorderait entre autres un allégement fiscal de 500 $ aux familles dont les deux parents sont sur le marché du travail. Environ 24 millions de ménages, dont les revenus ne dépassent pas 210 000 $, seraient admissibles au programme.

Ensuite, le crédit d'impôt pour la garde des enfants pourrait être plus généreux, allant jusqu'à 3000 $ pour chaque enfant de moins de cinq ans. Environ 5 millions de familles pourraient bénéficier de cette aide financière supplémentaire.

L'administration Obama voudrait aussi consolider les crédits d'impôts alloués à l'éducation, permettant ainsi aux étudiants de recevoir des montants plus importants — une mesure à laquelle certains républicains se sont montrés ouverts.

Le président démocrate voudrait aussi élargir le crédit d'impôt sur le revenu de travail pour inclure les travailleurs sans enfant et les parents qui n'ont pas la garde de leurs enfants.

Finalement, les personnes qui n'ont pas accès à un régime de retraite fourni par leur employeur seraient inscrites automatiquement à un programme de retraite individuel, et l'accès aux régimes de retraite d'employeurs serait élargi pour inclure certains employés à temps partiel.

PLUS:pc