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Après avoir surmonté des embûches, les Packers et les Seahawks ont rendez-vous

17/01/2015 04:30 EST | Actualisé 19/03/2015 05:12 EDT

SEATTLE - Un jour ou l'autre, les routes des joueurs des Packers de Green Bay et des Seahawks de Seattle se seraient de nouveau croisées.

Après avoir disputé le tout premier match du calendrier 2014, au début de septembre, il semblait inévitable que le quart Aaron Rodgers ait la chance de lancer le ballon en direction de Richard Sherman — si tel était son désir. Et que Russell Wilson aurait à tenter de s'éloigner de Clay Matthews. Et que les Packers auraient une autre opportunité de renverser les Seahawks et devenir la formation numéro un de l'Association nationale.

Après avoir formé les deux meilleures équipes de la NFC en deuxième moitié de saison, il n'y a rien de plus normal que les Packers et les Seahawks croisent le fer en finale de l'Association nationale, dimanche, avec comme enjeu un laissez-passer pour le Super Bowl dans deux semaines.

«C'est exactement ainsi que ça devait être. C'est comme ça que ça doit être aujourd'hui», a répété l'entraîneur-chef des Seahawks, Pete Carroll.

Il ne faut toutefois pas se laisser berner par les récents exploits des deux formations, car elles ont eu leur part d'embûches à surmonter en cours de route. Que ce soit Rodgers qui dise aux partisans des Packers de «R-E-L-A-X-E-R» en début de saison, ou les joueurs des Seahawks qui doivent s'adapter aux attentes qui pèsent sur les champions en titre — sans oublier l'étonnante transaction du receveur Percy Harvin en milieu de campagne — les randonnées ont été cahoteuses.

«Ce fut un processus qui a duré toute l'année, a fait remarquer le secondeur des Packers, Julius Peppers. D'une semaine à l'autre, vous cherchez à faire mieux que lors de la semaine précédente, et je pense que nous y sommes parvenus au cours de la saison.»

Mais les Packers feront face à un obstacle additionnel: la blessure au mollet gauche de Rodgers, qui freine sa mobilité. Mais face aux Cowboys de Dallas la semaine dernière, Rodgers a démontré qu'il pouvait tout de même se tirer d'affaires, complétant trois passes de touché et amassant des gains de 316 verges par la passe dans un gain de 26-21.

Rodgers visera un deuxième championnat de l'Association nationale depuis janvier 2011 à Chicago. Le quart des Packers avait enchaîné en menant son équipe à la conquête du Super Bowl, contre les Steelers de Pittsburgh.

«Il s'agit d'une équipe différente, a rappelé Rodgers. Je pense qu'il y a moins de 20 joueurs qui sont encore ici qui faisaient partie de cette formation. Ça remonte à seulement quatre ans. Mais nous sommes confiants de pouvoir gagner à l'étranger.»

La blessure de Rodgers, survenue contre Tampa Bay le 21 décembre, limite ses déplacements latéraux derrière la ligne de mêlée, un élément qui représente l'une de ses forces. Mais son bras droit se porte bien. Lors de ses trois dernières sorties, incluant le match contre Dallas, Rodgers a complété 74 pour cent de ses passes. Pour lui faciliter la tâche, l'entraîneur-chef Mike McCarthy a employé plus fréquemment la formation parapluie.

La besogne accomplie par la ligne offensive des Packers a aussi contribué aux succès de l'équipe durant la saison. Le centre-arrière étoile John Kuhn, excellent pour effectuer des blocs, a été utilisé plus fréquemment au cours des dernières semaines. Rodgers aura besoin d'une protection de qualité face à la coriace défensive des Seahawks.

Et il reste à voir si Rodgers tentera de s'attaquer au demi de coin vedette Richard Sherman, vers lequel le quart des Packers n'a jamais lancé le ballon lors du match d'ouverture de la saison, à Seattle. Percevant la stratégie de Rodgers comme une marque de son respect à son endroit, Sherman n'en a pas moins été frustré.

«Lorsque vous êtes un joueur, vous voulez réussir des jeux pendant le match, vous voulez avoir la sensation d'aider votre équipe à gagner et vous voulez voir le ballon lancé en votre direction beaucoup plus souvent.»

Sherman ne sait trop à quoi s'attendre, cette fois-ci.

«Je ne serai pas surpris, peu importe ce qu'ils décident de faire. Mais je m'attends à ce qu'ils respectent leur plan de match, quoi qu'il soit. Je ne sais pas trop ce qu'ils vont faire.»

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