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Sonia Blanchette, accusée du meurtre de ses trois enfants, est décédée

16/01/2015 11:02 EST | Actualisé 18/03/2015 05:12 EDT

MONTRÉAL - Sonia Blanchette, cette mère de famille accusée d'avoir tué trois de ses enfants, est décédée jeudi soir, à la veille de son retour devant les tribunaux qui était prévu ce vendredi au palais de justice de Drummondville.

Mme Blanchette est morte des suites d'une grève de la faim à l'hôpital Sacré-Coeur de Montréal, où elle avait été transportée de la Maison Tanguay, une prison pour femmes, après avoir refusé de s'alimenter durant une longue période de temps.

La conférence préparatoire qui était prévue ce vendredi a donc été annulée et la cause reportée.

«À l'ouverture du prochain terme des assises, le 30 mars, nous allons déposer le certificat de décès de Mme Blanchette et le dossier va se terminer comme ça», a expliqué à La Presse Canadienne le procureur de la Couronne au dossier, Me René Verret.

Le public pourrait alors prendre connaissance de la preuve présentée lors de l'enquête préliminaire, qui est toujours frappée d'une ordonnance de non-publication, a précisé en entrevue téléphonique l'avocate de Sonia Blanchette, Me Marie-France Plante.

«À partir du moment où il y a un avortement de procès, l'ordonnance de non-publication tombe, puisque cette ordonnance vise à faire en sorte qu'on ne contamine pas un jury potentiel», a-t-elle dit.

Tout indique d'ailleurs que la Couronne a l'intention de permettre cette publication. «Quand le dossier sera terminé, on pourra prendre connaissance de la preuve présentée à l'enquête préliminaire», a déclaré Me Verret.

Sonia Blanchette était accusée des meurtres prémédités de Lorélie et Loïc Desautels, âgés de respectivement 5 et 4 ans, et d'Anaïs Blanchette, 2 ans.

Les trois enfants avaient été retrouvés morts dans le logement de l'accusée le 2 décembre 2012.

Le coroner avait déterminé que les deux plus jeunes enfants avaient été noyés tandis que la plus âgée avait été étranglée et noyée.

Elle avait eu un quatrième enfant durant sa détention, une fille, le printemps dernier. L'enfant lui avait été enlevée par la Direction de la protection de la jeunesse qui en avait assuré le placement après sa naissance.

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