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L'Office national de l'énergie ouvre une antenne à Montréal au printemps prochain

16/01/2015 11:12 EST | Actualisé 16/01/2015 11:12 EST
Radio-Canada

Dans le contexte de projets visant la construction et l'inversion de pipelines pour acheminer le pétrole de l'Ouest canadien vers le Québec, l'Office national de l'énergie (ONE) ouvrira une antenne régionale à Montréal au printemps prochain.

Des experts en relations communautaires, des spécialistes des opérations et de l'inspection, ainsi que des chargés de communication y travailleront. Le porte-parole francophone de l'organisme y sera entre autres maintenant basé.

Le président de l'ONE, Peter Watson, a expliqué que cette décision a été prise notamment pour ouvrir le dialogue avec les municipalités. M. Watson pense que le nouveau bureau donnera aux municipalités et à la communauté la possibilité de mieux comprendre le travail de l'Office, en permettant plus facilement de partager de l'information sur les différents projets énergétiques projetés.

M. Watson voudrait également parvenir à une relation assez cordiale avec les municipalités pour entreprendre des formations et des inspections communes.

Denis Coderre enthousiaste

Présent lors de l'annonce, le maire de Montréal, Denis Coderre, a souligné à grands traits la confiance qu'il a en l'ONE. Selon lui, l'organisme a accompli un changement de culture et est maintenant très ouvert aux préoccupations de la communauté.

Le maire ne s'en cache pas, l'ouverture de cette nouvelle succursale de l'ONE vise à rassurer la population, inquiète des projets pétroliers qu'on tente d'implanter sur le territoire québécois.

« La création d'une antenne à Montréal est l'ultime démonstration que l'ONE prend au sérieux les préoccupations des acteurs montréalais et québécois dans l'évaluation des projets qui les concernent. »

— Denis Coderre, maire de Montréal

M. Coderre a souligné à plusieurs reprises que l'ONE avait fait preuve « d'une grande écoute » lorsque Montréal avait fait part de ses préoccupations au sujet du projet pétrolier d'Enbridge. Il dit être certain « que cela sera également le cas pour le projet d'oléoduc Énergie Est ».

TransCanada et Enbridge

Le projet d'oléoduc Énergie Est de TransCanada prévoit la construction d'un pipeline long de 4600 km qui parcourrait six provinces, de l'Alberta jusqu'au Nouveau-Brunswick, en passant par la région de Montréal, Québec et Cacouna. L'oléoduc de 4600 km transporterait quotidiennement plus d'un million de barils de pétrole brut.

Des scientifiques, des environnementalistes et des citoyens sont opposés à l'installation de l'oléoduc. Certains ont marché 700 km, à travers le Québec, pour contrer le projet.

Quant à la société pétrolière Enbridge, elle veut inverser le flux de sa canalisation 9B entre North Westover, près de Hamilton en Ontario, et Montréal, également pour acheminer vers les raffineries de l'est du pays le pétrole venant de l'ouest.

La première phase du projet, l'inversion de la canalisation 9A entre Sarnia et North Westover, en Ontario, a obtenu l'approbation de l'Office national de l'énergie (ONE) en juillet 2012. La deuxième phase, qui prévoit l'inversion du sens de l'écoulement du pétrole dans la canalisation 9B, qui relie North Westover à Montréal, a été approuvée en mars 2014. L'ONE a toutefois imposé certaines conditions, dont des activités de vérification de l'intégrité du pipeline et d'intervention d'urgence ainsi que la poursuite des consultations.

Les groupes environnementaux s'opposent fermement au projet d'Enbridge. Ils affirment que le fait de renverser le flux et d'acheminer du pétrole plus lourd et, selon eux, plus corrosif, entraînera un risque accru de bris de conduites. Ils craignent un déversement dans les rivières ou les champs agricoles.

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