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Guy Lafleur est responsable de la médiatisation de son arrestation en 2008, dit la défense

16/01/2015 03:47 EST | Actualisé 16/01/2015 03:48 EST
PC

Alors que Guy Lafleur se plaint dans le cadre de sa poursuite au civil de la grande médiatisation de son arrestation en 2008, l'avocat de la policière poursuivie plaide que c'est l'ex-hockeyeur lui-même et son avocat qui en sont responsables.

Pierre-Yves Boisvert a déposé vendredi un article de journal qui fait état d'une conversation entre M. Lafleur et un journaliste le jour où le mandat d'arrestation a été émis, la veille de son arrestation au poste de police. L'ancien joueur étoile du Canadien nie avoir parlé à un journaliste durant cette période.

"Impossible, a dit M. Lafleur. Je n'étais pas dans un état de parler aux journalistes."

Me Boisvert a aussi fait entendre des entrevues accordées par Jean-Pierre Rancourt, l'avocat de Guy Lafleur à ce moment.

M. Lafleur dit ne pas avoir interdit à Me Rancourt de parler aux journalistes, mais qu'il ne lui a pas demandé de le faire non plus.

L'ancien joueur vedette a été arrêté et accusé en 2008 pour avoir supposément offert des témoignages contradictoires dans le dossier criminel de son fils, accusé notamment d'agression sexuelle, afin que celui-ci puisse être remis en liberté.

Il poursuit maintenant le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) et le procureur général du Québec en dommages pour 2,16 millions $, notamment pour atteinte à sa réputation.

L'homme de 63 ans allègue que la police a bâclé l'enquête criminelle à son sujet. Il ajoute que la Couronne a voulu l'intimider et a commis un abus de pouvoir en déposant des accusations sans fondement contre lui et en procédant par mandat d'arrestation alors qu'elle aurait tout simplement pu lui envoyer une citation à comparaître. Ce qui lui aurait évité de grands titres de journaux indiquant "Guy Lafleur recherché", allègue-t-il.

Condamné en Cour supérieure, Guy Lafleur a toutefois été blanchi par la Cour d'appel en 2010.

L'avocat de la policière a poursuivi vendredi son contre-interrogatoire de Guy Lafleur pour démontrer que les frasques et les déboires au criminel de son fils Mark sont bien plus responsables de son angoisse et celle de son épouse que la poursuite criminelle intentée contre l'ex-hockeyeur. Il tente ainsi de faire rejeter la réclamation pour stress, angoisse et douleurs.

Pour ce faire, il a fait détailler à Guy Lafleur toutes les fois ou son fils Mark a été arrêté, le fait qu'il consommait de l'alcool et des drogues dures et qu'il avait une relation tumultueuse avec la fille qu'il fréquentait. Il a relaté que les parents de cette fille ont défoncé une nuit la porte d'entrée de son fils, l'ont menacé avec un bâton de baseball et ont crevé les quatre pneus de sa voiture.

Me Boisvert a aussi fait admettre à Guy Lafleur que la journée de son arrestation au poste de police, tout s'est déroulé de façon polie et courtoise et qu'il n'y avait aucun journaliste présent.

Le procès doit durer trois semaines.

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