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L'humoriste français Dieudonné condamné à 6 000 euros d'amende pour appel aux dons illicite

16/01/2015 10:27 EST | Actualisé 16/01/2015 10:27 EST
MATTHIEU ALEXANDRE via Getty Images
French controversial comic Dieudonne M'bala M'bala (L) and his lawyer Sanjay Mirabeau (Rear) leave in a car the Police station where the controversial comic was detained, on January 14, 2015 in Paris. Controversial French comedian Dieudonne will stand trial over comments suggesting he sympathised with one of the Paris attackers, a judicial source said on January 14, as France cracks down on those who condone terrorism. Dieudonne, who was arrested earlier on January 14 and held for questioning, is due to be released in the evening before a later trial, the source added. AFP PHOTO / MATTHIEU ALEXANDRE (Photo credit should read MATTHIEU ALEXANDRE/AFP/Getty Images)

L'humoriste français controversé Dieudonné a été condamné vendredi par le tribunal correctionnel de Paris à 6 000 euros (8 400$ CAN) d'amende pour avoir lancé un appel aux dons fin 2013 sur internet afin de payer de précédentes amendes.

Condamné à plusieurs reprises pour des propos antisémites, il est actuellement poursuivi pour "apologie du terrorisme" pour un message écrit après les attaques de la semaine dernière à Paris.

Dans une vidéo fin décembre 2013, Dieudonné évoquait notamment sa condamnation à 28 000 euros (40 000$ CAN) d'amende pour diffamation, injure et provocation à la haine et à la discrimination raciale pour des propos et une chanson, "Shoah nanas", dans deux vidéos diffusées sur internet.

Il lançait alors aux internautes "continuez à donner", "c'est pas de l'argent perdu".

La loi française punit le fait d'ouvrir ou d'annoncer publiquement des souscriptions ayant pour objet d'indemniser des amendes prononcées par des condamnations judiciaires.

Ses avocats ont assuré qu'il ne s'agissait pas d'un appel aux dons en sa faveur, mais en celle de sa société de production.

Dieudonné M'bala M'bala, 48 ans, est encore sous le coup de plusieurs procédures judiciaires. La dernière, pour apologie du terrorisme, lui vaut d'être convoqué devant le tribunal correctionnel de Paris le 4 février. En cause, un message posté sur le réseau social Facebook après les attentats à Paris qui ont fait 17 morts, dans lequel il écrivait: "Je me sens Charlie Coulibaly".

Deux jours après le massacre dans les locaux du journal satirique Charlie Hebdo par deux autres jihadistes français, Amédy Coulibaly a tué quatre juifs lors d'une fusillade et prise d'otages dans un magasin casher de la capitale.

Il avait abattu la veille une policière près de Paris.

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