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Longueuil: avis de non-consommation d'eau maintenu dans quatre municipalités

15/01/2015 11:13 EST | Actualisé 17/03/2015 05:12 EDT

LONGUEUIL, Qc - La présence d'hydrocarbures dans l'eau potable a forcé la Ville de Longueuil à maintenir l'avis de non-consommation d'eau pour la population du Vieux-Longueuil, de Saint-Hubert, de Boucherville et de Saint-Bruno.

La mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, a confirmé en conférence de presse, jeudi en fin d'après-midi, que les résultats préliminaires avaient démontré la présence de particules du contaminant dans l'eau.

Elle a assuré que la Ville faisait tout en son pouvoir pour faciliter la distribution d'eau, bien qu'il y ait eu des problèmes plus tôt dans la journée. En plus de trois centres d'approvisionnement, quatre casernes de pompiers seront ouvertes pour distribuer de l'eau potable aux citoyens.

Elle a ajouté que le gouvernement du Québec était en contact étroit avec elle pour que les services soient rétablis le plus rapidement possible.

La situation est directement imputable au déversement, dans la nuit de mardi à mercredi, de 28 000 litres de diesel dans le réseau d'égouts de Longueuil.

La fuite originale était survenue dans une installation qui alimente la région en eau potable, avaient expliqué la mairesse et le directeur du service du génie de la ville, Jean-Pierre Richard. Le diesel provenait d'un réservoir relié aux génératrices utilisées pour maintenir l'alimentation en eau potable lors de pannes d'électricité.

La quasi-totalité du diesel déversé s'est drainée dans le système d'égout, comme cela se doit, mais une petite quantité a néanmoins atteint un des bassins d'eau brute, contaminant ainsi la source d'eau potable.

La fuite a été colmatée mais les services municipaux étaient toujours à nettoyer ce bassin d'eau brute jeudi après-midi.

Les personnes qui consommeraient l'eau contaminée pourraient, dans de rares cas, éprouver des symptômes tels que des nausées, des vomissements et des maux de tête.

Une enquête a été ouverte à la suite du déversement de diesel car celui-ci s'est répandu dans le fleuve et on aurait apparemment beaucoup trop tardé à aviser Urgence-Environnement.

Bien que le déversement ait été constaté à 4h00 du matin, mercredi, ce n'est qu'à 9h00 que les services d'Urgence-Environnement ont été avisés, de sorte que les hydrocarbures ont pu se répandre dans le fleuve.

Les experts d'Environnement Québec se disent convaincus qu'il aurait été possible d'éviter le pire en intervenant sur le champ pour empêcher ce déversement.

Ces experts ont confié à La Presse Canadienne qu'aucune tentative de récupération n'est plus possible en raison des trop longs délais qui ont permis aux hydrocarbures de se disperser.

La mairesse St-Hilaire a précisé que l'enquête en cours devrait permettre de déterminer les raisons de ce délai et d'identifier les responsables s'il y a lieu.

Jeudi après-midi, elle a expliqué que la Ville n'avait pu émettre l'avis de non-consommation plus tôt puisqu'elle devait confirmer les informations avec plusieurs intervenants. «On aurait pu prendre la décision un peu plus rapidement, mais pas dès 6 h ce matin», a-t-elle concédé.

Selon Jean-Pierre Richard, les autorités doivent disposer d'informations complètes avant de publier un tel avis, puisqu'il peut avoir des conséquences importantes sur les citoyens, mais aussi sur les entreprises locales. Il a ajouté que ce délai était plutôt «standard».

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